Elisabeth Borne au congrès LRM et au lancement du festival Renaissance, à Paris, le 17 septembre 2022. JULIEN MUGUET POUR “EL MÓN”
Dans la soirée du samedi 17 septembre, les partisans d’Emmanuel Macron ont assisté à une double cérémonie. Les funérailles de La République en marche (LRM) et le baptême de son nouveau parti, Renaissance. Dans un lieu symbolique, le Carrousel du Louvre, sous la pyramide où le chef de l’État avait célébré ses premières élections dans l’après-midi du 7 mai 2017, les résultats du vote des députés n’ont pas surpris : 87 % ont approuvé les nouveaux statuts. 96% l’organisme des valeurs mobilières et 83% la nouvelle gouvernance (le nombre de participants n’a pas été communiqué). A la tête de cette liste unique, le président du groupe Renew au Parlement européen, Stéphane Séjourné, devient donc le nouveau secrétaire général du parti présidentiel. Sa mission est d’abord de le faire exister.
Marche !, devenu LRM avant les législatives de 2017, avait accompagné Emmanuel Macron dans sa conquête du pouvoir. Mais cette formation où l’on peut rejoindre d’un simple clic n’a jamais pesé. Pas aux ministres, pas à Matignon, pas à l’Elysée… Samedi soir, la Première ministre, Elisabeth Borne, a proposé que la Renaissance soit l'”aiguillon” d’un exécutif confronté à de multiples crises (Ukraine, énergie, climat) . “Nous sommes dans une période de bouleversements. Des bilans, a dit le président de la République, le Premier ministre a affirmé devant la plupart de ses ministres, assis au premier rang. Nous sommes déterminés à surmonter ces grands bouleversements, parfois même à en faire des accélérateurs dans une période où certaines transformations ne sont plus envisageables. »
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Imaginé par Stéphane Séjourné, en lien étroit avec Emmanuel Macron, Renaissance est un parti plus classique dans son organisation. Même si le statut de sympathisant existe, les membres devront payer une cotisation. Et il ambitionne de combler l’une des lacunes du macronisme : l’ancrage territorial. Des comités locaux et des bureaux départementaux seront créés. Sa mission sera aussi de préparer les échéances électorales, tout en restant fidèle à la stratégie d’Emmanuel Macron : l’avancement, thème phare du samedi après-midi et ciment des macronistes depuis 2016.
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Appel à l’unité
Dans une vidéo projetée, Emmanuel Macron a tenu à exprimer dès la première heure sa “reconnaissance” et sa “gratitude” envers ses “marcheurs”. “Aujourd’hui et demain, nous devons poursuivre la formidable aventure politique du dépassement qui a commencé en 2016. (…) Nous avons réussi à réconcilier tant de femmes et d’hommes qui jusqu’alors ne travaillaient pas ensemble, et nous sommes unis et ensemble nous sommes va ouvrir un nouveau chapitre dans la vie politique de notre pays », a-t-il déclaré, tout en appelant son parti à éviter les divisions : « Sans unité, les extrêmes prévaudront. “Si les forces progressistes n’avancent pas ensemble, elles perdront ensemble”, a prévenu Stéphane Séjourné.
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