Lorsque la manifestation était prévue il y a environ deux mois, c’était initialement pour exiger la révision de la loi salariale de 1996.
Depuis, la crise énergétique s’est consolidée et est devenue une préoccupation supplémentaire pour les syndicats.
La journée d’action organisée ce mercredi vise également à faire pression sur les autorités pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages et réduire la facture énergétique.
Place de la Monnaie, des militants de différents secteurs ont témoigné tour à tour des difficultés qu’ils ont rencontrées.
Puis les présidents des instances syndicales ont pris la parole. “Les citoyens sont étranglés par la hausse des prix”, résume Marc Leemans, le patron de la CSC. “Les mesures actuelles ne suffisent pas et couvriront à peine le mois de novembre”, s’insurge-t-il. Il a demandé “à tous les gouvernements d’agir. Et vite ! Et comme nous sommes nombreux, ils peuvent intervenir”.
Son homologue de la FGTB, Thierry Bodson, a insisté sur la précarité dans laquelle se trouvaient de nombreux citoyens. “On est fauchés. Chacun a pioché ce qu’il peut. Ce n’est pas qu’on ne veut pas payer. C’est qu’on ne peut plus payer !”, a-t-il martelé. Parmi les slogans visibles à l’intérieur de l’assemblée, « Stop à la vie chère », « Plisser le pouvoir d’achat », ou encore « Geler les prix, pas les gens » reflétaient aussi cette difficulté généralisée à assumer les frais du journal.