Publié le : 23/09/2022 – 00:27
Au moins huit personnes seraient mortes d’Ebola en Ouganda, a confirmé jeudi 22 septembre un responsable du ministère de la Santé. Les autorités de ce pays d’Afrique de l’Est ont annoncé mardi l’épidémie d’Ebola après la mort d’un jeune homme à Mubende, dans la région centrale. Son origine est encore inconnue, mais il s’agit d’une souche « relativement rare », surnommée « soudanaise ». Elle est moins meurtrière que celle détectée en RDC, mais la vigilance reste de mise.
Il n’existe actuellement aucun vaccin contre la souche “soudanaise” d’Ebola. Les autorités ougandaises comptent donc sur la capacité de réponse pour détecter et traiter les cas suspects dans les meilleurs délais. Mais la mobilité de la population de Mubende, foyer de l’épidémie, augmente le risque d’une éventuelle propagation du virus.
Alors qu’on ne sait pas encore ce qui a pu provoquer l’apparition de cette maladie hautement contagieuse, une riposte s’organise pour stopper la propagation du virus.
Henry Kyobe Bbosa, responsable de la riposte à Ebola au ministère ougandais de la Santé, s’est exprimé jeudi 22 septembre lors d’une conférence de presse en ligne de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) : « L’épicentre se trouve le long d’une route qui vient du Soudan du Sud, passe par Kampala et va à la RDC. Par conséquent, nous avons étendu notre réponse à 11 districts voisins du foyer de l’épidémie.
Notre priorité est de retrouver les personnes qui ont été en contact avec des patients, de soigner les malades, de protéger le personnel soignant et de sensibiliser pour stopper la propagation. Il existe plusieurs hypothèses sur l’origine de cette souche. Cela pourrait être lié à la saison des mangues, car à la fin de cette saison, de nombreux enfants commencent à manger tout ce qu’ils peuvent trouver. Ils auraient pu être contaminés à ce moment-là. Mais pour l’instant, ce ne sont que des suppositions. L’épicentre se trouve dans le district de Mubende. Et un cas a été détecté dans un quartier voisin. Concernant les épidémies d’Ebola, un rayon de 20 à 30 kilomètres est contrôlé. Bien qu’il soit clair, notre champ d’action s’étend à tout le pays.
L’Ouganda et l’OMS s’organisent pour lutter contre la nouvelle souche d’Ebola
Cristina Okello
Les autorités ougandaises tentent de localiser une quarantaine de personnes qui ont été en contact avec les patients décédés. De son côté, l’OMS a déployé une équipe technique dans le district de Mubende pour appuyer la riposte. L’organisation appelle également les pays voisins à rester vigilants :
« Les pays de la région, explique Patrick Otim, responsable des urgences sanitaires du Bureau régional pour l’Afrique, en particulier les six pays que sont le Soudan du Sud, le Rwanda, le Burundi, la RDC, le Kenya et la Tanzanie, doivent renforcer leur préparation à cette épreuve. . d’une épidémie et améliorer ses mécanismes de résilience afin de détecter tout cas suspect et pouvoir réagir efficacement. »
L’Ouganda a mis en place des mesures de contrôle aux frontières visant à limiter la propagation du virus.