Ce samedi 24 septembre, le Kremlin a annoncé des sanctions renforcées contre ceux qui se rendent ou refusent de se battre.
Ils risquent désormais jusqu’à 10 ans de prison. Les soldats russes qui se rendent ou refusent de se battre pendant la mobilisation risquent des sanctions accrues.
France Info indique que ces amendements au Code pénal, préalablement votés par le parlement, ont été signés par Vladimir Poutine et entrent en vigueur ce samedi 24 septembre.
300 000 réservistes sont attendus
Pour rappel, avec cette “mobilisation partielle”, 300 000 réservistes devront se rendre sur le terrain pour combattre. Dans le détail et selon Andrei Kartapolov, chef du comité de défense de la Douma cité par le journal économique russe Kommersant (en russe), ce sont les “contremaîtres, sous-officiers, aspirants de moins de 35 ans et sous-officiers de moins de 45 ans” qui seront mobilisés .
730 manifestants arrêtés
Plus de 730 personnes ont été arrêtées en Russie lors des manifestations de samedi contre l’ordre de mobilisation, a rapporté le groupe de défense des droits OVD-Info à Reuters.
OVD-Info dit avoir été informé d’arrestations dans 32 villes différentes. Les rassemblements non autorisés sont illégaux en vertu de la loi russe, qui interdit également toute activité susceptible de nuire aux forces armées.
De nombreuses manifestations ont eu lieu dans le pays pour s’opposer à cette mobilisation. Le trafic transfrontalier s’est fortement intensifié, tandis que les compagnies aériennes ont reçu l’ordre de vendre davantage de billets aux 18-65 ans.
Un appel aux étrangers à pied
Comme l’Obs l’a souligné, cette décision législative comporte un autre volet, qui permet aux étrangers qui rejoindront l’armée de demander la nationalité russe au bout d’un an, contre cinq ans de résidence dans le pays en temps normal.
“Cette mesure semble viser principalement les immigrés des ex-républiques soviétiques d’Asie centrale, qui occupent les emplois les plus pénibles dans les grandes villes, comme Moscou”, indiquent nos confrères.