Match : 0-2
La terrible soirée contre la Macédoine du Nord (0-1), en barrage de qualification pour la Coupe du monde, le 24 mars, synonyme de deuxième non-qualification consécutive pour la phase finale d’une Coupe du monde, ne s’effacera jamais. Cependant, l’Italie a quelque peu soigné cette plaie ouverte ces derniers mois. En s’imposant lundi en Hongrie (2-0), la Nazionale a validé son ticket pour le Final Four de la Ligue des Nations (du 14 au 18 juin), et la nouvelle génération mise sur le devant de la scène par Roberto Mancini a montré que l’Italie avait beaucoup à espérer à l’avenir.
Agressive, constante dans son pressing, sans complexes, l’Italie a su faire preuve de personnalité pour enrayer la dynamique d’une équipe hongroise mais confiante après son succès en Allemagne (1-0) et poussée par une Puskas Arena bouillante, pour le dernier choix d’Adam. Szalai (34 ans), a été ému aux larmes avant le départ. En quête de victoire pour venir à bout de la Hongrie, qui possédait deux points d’avance au départ, les Italiens ont ouvert la rencontre grâce à leur nouveau chouchou Giacomo Raspadori (22 ans, voir ci-dessous). Après un début de match nettement à leur avantage, ils ont su négocier leur moment de faiblesse grâce à un grand Gianluigi Donnarumma.
Le gardien du PSG a commencé son show en stoppant un tir de Dominik Szoboszlai (41e) avant de réaliser un triple arrêt prodigieux face à Loïc Nego, Callum Styles et surtout Adam Szalai (50e) pour écœurer la Hongrie. Deux minutes plus tard, Federico Dimarco faisait le break, après une belle action et un service de Bryan Cristante (52e). Parfois moins qu’académique dans ses sorties, Donnarumma a poursuivi son festival avec deux prestations plus impressionnantes devant Styles (55e, 63e).
Joueur : Raspadori confirme
Après son but mémorable face à l’Angleterre vendredi (1-0), après un délicieux contrôle, Giacomo Raspadori s’est montré plus sobre ce lundi à Budapest. Mais le petit attaquant italien (1,72 m) a poussé plus loin sa sélection, profitant d’une belle pression de Gnonto pour inscrire son deuxième but en deux matchs (27e), son cinquième pour les A’s. Très mobile, ultra-intelligent, l’attaquant du Napoli continue de s’imposer comme un élément incontournable de la nouvelle équipe d’Italie. Il aurait aussi pu être décisif sur un coup franc à Di Lorenzo (12e) puis un revirement intelligent à Di Lorenzo lui-même (31e). Contrecarrée sur une nouvelle tentative de tir (36e), elle a fait beaucoup de dégâts avec ses déplacements.
Le fait : Gulacsi ne passe pas une bonne journée
Face à l’Allemagne vendredi, chez lui à Leipzig, où il évolue depuis 2015, Peter Gulacsi a vécu une toute autre soirée ce lundi à Budapest. Il a failli encaisser un but cinglant en début de rencontre lorsqu’il s’est accroché à un centre de Cristante qui a finalement été sauvé sur la ligne par Attila Szalai (5e). Dans le but de Raspadori, il a ensuite été battu par la vitesse de Gnonto sur une mauvaise passe en retrait d’Adam Nagy alors qu’il avait les moyens d’aller chercher le ballon en premier (27e). Un contraste frappant avec la performance de Donnarumma.