Couple Clara Hidalgo
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Vladimir Poutine lors de la cérémonie de proclamation de l’annexion des quatre régions ukrainiennes de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporijia, à Moscou, le 30 septembre 2022. SPUTNIK / REUTERS
Moscou aurait procédé à des démonstrations de force nucléaire, poussant l’Otan à alerter ses membres. Le Kremlin a démenti et dénoncé la « rhétorique nucléaire » occidentale.
La pression nucléaire monte encore d’un cran. Un train, lié au ministère russe de la Défense chargé de l’énergie nucléaire, et un sous-marin transportant le missile nucléaire Poséidon ont été aperçus en mouvement en Russie. Face à une escalade apparemment significative, l’Otan aurait alerté ses membres et alliés, selon The Times.
Dans son article, le journal britannique mentionne les observations de Konrad Muzyka, un analyste de la défense basé en Pologne. Sur son compte Twitter, il a publié ce dimanche 2 octobre une photo d’un train en mouvement, lié à la 12e unité du ministère russe de la Défense chargée des munitions nucléaires. Selon lui, cette unité serait “responsable des munitions nucléaires, de leur stockage, de leur maintenance, de leur transport et de leur distribution”.
Pour l’expert, plusieurs explications se profilent à l’horizon : « 1) Cela pourrait être une forme de signal à l’Occident que Moscou monte en puissance. 2) Les forces russes s’entraînent habituellement intensivement à l’automne. 3) La Russie pourrait mener un GROM exercice de dissuasion stratégique en octobre, afin que ce train soit prêt pour cet exercice.”
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“Rhétorique nucléaire”
En outre, l’OTAN aurait envoyé un rapport à ses membres et alliés pour les alerter des plans de la Russie, selon le journal italien La Repubblica. Plus précisément sur l’utilisation de son drone torpilleur à capacité nucléaire, le Poséidon, surnommé “l’arme de l’apocalypse”. S’il ne sera mis en service que dans la période 2025-2030, le sous-marin russe K-329 Belgorod qui l’emportera a déjà été immergé dans les mers arctiques et a été mis en service en juillet dernier. “Nous avons pour mission de tester le Poséidon ultra-silencieux pour la première fois”, écrit le journal.
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Face à ces nombreuses accusations, le Kremlin a tenu à riposter. L’agence de presse Reuters rapporte que le porte-parole russe Dmitri Peskov a nié tout exercice militaire, dénonçant les pays occidentaux comme la source de la “rhétorique nucléaire”. “Les médias occidentaux, les politiciens occidentaux et les chefs d’État sont engagés dans de nombreux exercices de rhétorique nucléaire en ce moment. Nous ne voulons pas en faire partie”, a-t-il déclaré.
Menaces nucléaires
Ces démonstrations de force interviennent après que l’armée ukrainienne a percé les défenses russes dans la région de Kherson, largement occupée par les Russes pendant sept mois. Lors d’une cérémonie à Moscou vendredi 30 septembre, Vladimir Poutine a entériné l’annexion de quatre régions de l’est de l’Ukraine : Lougansk, Donetsk, Zaporijia et Kherson.
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Dans son discours offensif, le président russe s’est engagé à défendre ces nouvelles terres “avec toutes les forces et tous les moyens à notre disposition”. Cela inclut les armes nucléaires. Pour se justifier, le chef du Kremlin accuse les États-Unis d’avoir créé “un précédent” en utilisant l’arme atomique pour bombarder Hiroshima et Nagasaki en 1945. Derrière ces propos menaçants, Vladimir Poutine, qui enchaîne les défaites militaires, vise à contrecarrer les avancées des forces ukrainiennes vers l’Est.
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