Dans une mise à jour des conseils aux voyageurs sur son site vendredi, le ministère français des Affaires étrangères a mis en garde contre la situation là-bas, citant le risque élevé “d’arrestation, de détention arbitraire et de procès inéquitable”.
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Publié le 07/10/2022 à 23:55 Mis à jour le 07/10/2022 à 23:57
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Les Français “de passage en Iran sont invités à quitter le pays au plus vite compte tenu des risques de détention arbitraire auxquels ils s’exposent”, a averti vendredi 7 octobre le ministère français des Affaires étrangères dans une mise à jour des conseils aux voyageurs sur votre lieu. .
“Tout visiteur français, y compris binational, est exposé à un risque élevé d’arrestation, de détention arbitraire et de procès inéquitable”, a ajouté le ministère, qui a précisé que “ce risque touche également les personnes qui effectuent une simple visite touristique”, et qu'”en cas d’arrestation ou de détention, le respect des droits fondamentaux et la sécurité de la personne ne sont pas garantis ».
Jeudi, la télévision d’Etat iranienne a diffusé ce qu’elle a présenté comme des “aveux” d’espionnage de deux Français arrêtés en mai et accusés d'”atteinte à la sécurité”. Dans la bande-annonce d’un documentaire, nous avons vu une femme francophone qui prétendait être Cécile Kohler et être un agent de renseignement opérationnel pour la DGSE, le service de renseignement extérieur de la France. Le ministère des Affaires étrangères a rapidement réagi, déplorant “une mise en scène indigne, révoltante, inacceptable et contraire au droit international”.
Au lendemain de la diffusion de cette vidéo, les familles du couple français ont mis en garde vendredi contre “des conditions de détention inhumaines (…) pour de faux motifs”, avec “une pression psychologique inimaginable”. “Nous sommes dévastés, épuisés et terrifiés”, écrivent dans un communiqué transmis à l’AFP les familles de Jacques Paris et Cécile Kohler, qui se disent “sans aucune nouvelle” de leurs proches et craignent qu’ils ne “restent à la maison”. . “. isolement avec le seul contact humain étant celui de leurs ravisseurs et interrogateurs.” Le couple est “privé d’avocats et systématiquement refusé l’accès consulaire”, précise également le communiqué.
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