Selon les chiffres du gouvernement, 29,7 % des stations-service françaises ont eu des difficultés à s’approvisionner au moins en un type de carburant à 15 heures dimanche. Lundi, la situation ne s’est pas améliorée et les premières mesures de restriction ont été prises par les autorités ou les distributeurs. Pendant ce temps, le prix de la pompe monte en flèche.
Dans les Pyrénées-Orientales, ce lundi 10 octobre 2022, à l’exception des stations-service de la marque Total qui affichent complet, les pompes fonctionnent normalement ou presque. Face à l’afflux important d’automobilistes, la gare du centre commercial Auchan Porte d’Espagne a toutefois pris la décision de couper les pompes à partir de 20h30. La distribution a repris le mardi 11 octobre à 8h.
A lire aussi : CARTE INTERACTIVE – Manque de carburant : découvrez, heure par heure, la disponibilité dans les stations-service et l’évolution des prix à la pompe la plus proche
Une mesure draconienne qui intervient dans un contexte de rareté. Tous les préfets seront également instruits mardi d’interdire l’achat et la vente de carburant dans un contenant, type bidon ou fût, selon le ministère de la Transition énergétique. Autant dire que cette situation de crise n’est pas sans conséquence sur les prix à la pompe.
Lire aussi : Pénurie de carburant : le remplissage des fûts à la pompe sera interdit dans toute la France
Dans les stations commerciales autour de Perpignan, le prix du gazole oscille autour de 1,85 euros le litre en moyenne. Mais dans les stations indépendantes ou plus petites ou plus rurales, le prix monte littéralement en flèche. A Ille-sur-Têt lundi, le gazole coûtait 2,26 euros le litre à la station Super U. Une barre des 2 euros franchie également à Estagel, Claira ou Saint-Laurent-de-la-Salanque. Un prix qui n’a pas encore eu d’impact. Ce mardi 11 octobre, à Perpignan, la station-service indépendante Petror affichera un prix de 2,32 euros le litre de gazole. “Un scandale” pour le propriétaire Jean-Claude Saugues. Selon ce professionnel du pétrole de Perpignan, les raffineries vendent actuellement du carburant à des prix exorbitants. “Ce n’est que spéculation, et c’est dommage. Au-dessus de 1,90 euro HT. Quand on ajoute la TVA et notre marge de sept centimes, voilà le résultat”, tonne Jean-Claude Saugues.
Ce lundi pourtant, il est bloqué dans les gares de l’enseigne Intermarché. A mas guerido la gare est fermée ce lundi soir en attendant une livraison ce mardi matin.