La NASA approche de la fin de la mission Artemis 1

Dimanche, la capsule du module Orion devrait plonger vers la Terre lors de ses derniers kilomètres de descente. Après avoir été à plus de 400 000 kilomètres de la Terre, battant un record de 50 ans, Orion est sur le point de rentrer chez lui. Le directeur de vol de la NASA, Mike Sarafin, est assez confiant dans la poursuite de cette mission. Jusqu’ici, “tout va bien” a-t-il même assuré hier lors d’une conférence de presse que “les objectifs de bonus ont été atteints en cours de route”.

Artémis 1 : le début d’une longue histoire

Lancé le 16 novembre, au sommet d’une fusée SLS de 100 mètres de haut, le module Orion a eu un parcours riche en enseignements pour la NASA. L’agence spatiale espère maintenant décoller à nouveau au printemps 2024. Cette fois, Orion sera piloté par quatre astronautes. Ils feront le tour de la Lune sans y atterrir avant de revenir sur Terre.

D’ici 2025, la NASA devrait amener le programme Artemis à son apogée. Avec la troisième mission, une femme et une personne de couleur se rendront au sol de notre satellite. Ils seront les premiers à marcher sur le régolithe lunaire depuis Eugene Cernan, membre de la mission Apollo 17 et à ce jour le dernier homme à avoir marché sur la Lune.

Mais avant d’en arriver là, la phase finale de la mission Artemis 1 doit bien se dérouler. Durant le week-end, la capsule retour du module Orion entrera dans l’atmosphère. Lancé à près de 40 000 km/h, le frottement de l’air va chauffer son bouclier thermique.

Un retour risqué sur Terre

Au plus fort de la descente, celle-ci dépassera 4000°C. A cette température une interférence se crée. C’est la “fermeture”. Pendant quelques minutes, il a été impossible d’accéder aux données en vol. La capsule se livre à plusieurs dizaines de milliers de kilomètres à l’heure.

Lorsque vous rencontrez des couches d’air plus épaisses, la température de l’écran thermique chute. La liaison sera rétablie et les parachutes s’ouvriront peu après. Ils ralentiront à nouveau la capsule. Il s’arrêtera lors d’un plouf, d’un atterrissage violent. Le contact avec l’eau à 35 km/h devrait avoir lieu non loin des côtes californiennes.

A cet endroit précis, des bateaux spéciaux seront chargés de récupérer la capsule. Il sera ensuite transporté au siège de la NASA à Houston pour y être étudié. Cette partie de la mission inquiète la NASA car la moindre erreur peut anéantir la mission.

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