US OPEN – La fin du rêve : Caroline Garcia a balayé les demi-finales pour Ons Jabeur

Une terrible déception, à la hauteur des immenses attentes suscitées par sa formidable carrière… Pour sa première demi-finale en Grand Chelem, Caroline Garcia a vécu hier soir un véritable cauchemar, littéralement battue par Ons Jabeur pour avoir complètement raté son rôle, contrairement à la Tunisienne qui a réalisé une prestation très solide mais, à vrai dire, elle n’a pas eu à forcer son talent pour s’imposer 6-1, 6-3 en 1h06. Après Wimbledon cet été, Jabeur se qualifie ainsi pour une autre finale de Grand Chelem et tentera samedi de décrocher son premier titre majeur contre Iga Swiatek ou Aryna Sabalenka.

Une épave, il n’y a pas d’autre mot. Où était passée ces dernières semaines la brillante et conquérante Caroline Garcia, l’ouragan qui avait tout balayé sur son passage depuis le début de sa campagne à New York et qui ne laissait même plus le droit de s’exprimer à vos adversaires ? Ce soir, ce n’était pas celui du stade Arthur-Ashe. Ce n’était même pas son ombre. A peine son fantôme.

US Open

Tornado Garcia semble imparable, mais attention à Jabeur et à sa magie

IL Y A 17 HEURES

Faire preuve de nervosité pour sa première demi-finale de Grand Chelem est assez logique. Mais là, c’était encore bien au-delà. Dès les premiers coups de raquette, la Française a semblé coincée dans une lourde règle d’avance, à l’image de cette ouverture de service perdue (après avoir mené 30-0) en enchaînant quatre grosses fautes, dont une volée de coups de pieds. . Et dans les derniers jeux, c’était encore pire.

Garcia – Jabeur – Résumé du match – US Open

Caroline, qui n’avait pas encore lâché un seul set dans le tournoi, n’a mis que 23 minutes pour lâcher le premier set, 6 jeux à 1. Elle a enchaîné faute sur faute (23 au total), souvent les mêmes, avec “prédiction” pour le revers au filet ou le coup droit dans le couloir. Le pire, c’est que Jabeur, dans les premiers instants de la partie, ne semblait pas non plus injouable. Mais face au déclin de l’adversaire, elle a rapidement pris confiance et a commencé à ramener le point à la maison, portée principalement par une qualité de service irréprochable (8 aces, et bien d’autres services gagnants).

Autrement dit : Caroline n’a pas obtenu la moindre balle de break dans le match. Il a égalisé plusieurs fois dans le deuxième set, quand, mené 6-1, 4-1, il a tenté de sortir de sa torpeur et de poser enfin les bases de son redoutable jeu offensif. Ça s’est un peu amélioré après, c’est vrai. Mais c’était trop tard. Trop tard.

Son dernier espoir est venu à 5-3 quand il a fait 30-30 avec Jabeur servant pour le match. Mais la Tunisienne, très autoritaire, lui a fermé la porte en enchaînant un bon service en slices avec une quinte gagnante bien placée. Comme un symbole, à la fin du match, “Caro” a envoyé une droite dans le filet. Une autre. Trop

Ne jetez plus. Au début, à vrai dire, il n’y en avait pas vraiment. On pourrait louer ici, encore une fois, les variations de la Tunisienne, son joyau de revers coupé, son coup droit toujours joué très tôt et très juste, ainsi que sa qualité de service dont nous avons déjà parlé, et dire qu’elle a donc a “renversé” le jeu de Caroline Garcia comme il avait su le faire lors de ses six premiers matches (dont quatre en juniors). Mais ce serait presque ne rien dire.

Un retour dans le top 10 en guise de lot de consolation

Malgré les qualités redoutables de son adversaire, qui la feront revenir (à juste titre) à la 2e position mondiale, la vérité est avant tout que Caroline Garcia s’est battue seule pour la première fois. Sans doute à cause d’une tension extrême, peut-être aussi à cause d’un certain état de fatigue, ou pour d’autres raisons qu’elle expliquera tout à l’heure. Bref : le constat est qu’elle ne deviendra pas, samedi, la deuxième Française à disputer la finale de l’US Open après Mary Pierce (en 2005), qu’on a vue, dans une image certes fortuite mais tellement cruelle, bâillant dans les gradins.

Tout cela n’enlève rien, évidemment, à la formidable carrière de Caroline Garcia, qui fera lundi son grand retour dans le top 10. Et il sera temps, très vite, de revenir à sa nature extrêmement positive. été meurtrier, avant de se tourner goulûment pour suivre. Mais en attendant, quand il fait chaud, on a tous cette sensation douloureuse d’être tombé du lit en plein rêve. Et se cogner la tête fort.

US Open

Garcia, moitié pour un rêve plus vivant que jamais

09/07/2022 à 00:56

US Open

Garcia, vainqueur de l’US Open ? “Il doit avoir la conviction intérieure qu’il peut le faire”

09/06/2022 à 21h45

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *