Israël et le Jihad islamique continuent de s’affronter à Gaza

AMIR COHEN/REUTERS Des traînées légères sont observées alors que le système antimissile Iron Dome d’Israël intercepte des roquettes tirées de la bande de Gaza vers Israël, vues d’Ashkelon, Israël, le 6 août 2022. REUTERS/Amir Cohen

AMIR COHEN / REUTERS

Les combats entre Israël et le Jihad islamique se sont poursuivis samedi matin dans la bande de Gaza.

PROCHE-ORIENT – Le Jihad islamique palestinien dans la bande de Gaza et Israël poursuivent, ce samedi 6 août, leurs échanges de tirs entamés la veille dans ce qui représente la pire flambée de violence entre les deux ennemis depuis un an.

Plus tôt dans la journée, alors que les alertes à la roquette continuaient de retentir dans les villes israéliennes adjacentes au territoire palestinien bloqué, les journalistes de l’AFP ont pu constater que la ville de Gaza, sous le feu depuis vendredi, était quasiment paralysée ; les rues sont désertes et les commerces fermés dans cette enclave sous le blocus de 2,3 millions d’habitants minés par la misère et le chômage.

L’armée israélienne a poursuivi jusqu’à l’aube ses attaques à travers l’enclave, dirigées vers des lieux appartenant au Jihad islamique ; il dit qu’il a notamment touché un site de fabrication d’armes et causé une quinzaine de morts parmi les combattants. Les autorités de Gaza ont fait état de 10 morts, dont une fillette de cinq ans, et de 79 blessés.

Vingt arrestations en Cisjordanie

La branche armée du Jihad islamique, les Brigades Al-Qods, a déclaré vendredi après qu’une salve de plus de 100 roquettes tirées sur le sol israélien n’était qu’une “première réponse” au meurtre d’un de ses dirigeants lors d’une attaque israélienne. Dans la nuit, les forces israéliennes ont également arrêté 19 membres du Jihad islamique, une organisation islamiste considérée comme terroriste par Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne, en Cisjordanie, territoire occupé depuis 1967 par l’Etat hébreu.

C’est l’arrestation en début de semaine d’un chef du groupe en Cisjordanie occupée qui a déclenché cette nouvelle confrontation armée. Les autorités israéliennes ont dit craindre des actions de représailles depuis Gaza, un micro-territoire gouverné par le mouvement islamiste Hamas et où le Jihad islamique est bien implanté, et ont lancé une “frappe préventive”.

Il s’agit du pire affrontement entre l’Etat juif et des organisations armées à Gaza depuis la guerre de 11 jours en mai 2021, qui a fait 260 morts côté palestinien, dont des combattants, et 14 morts en Israël, dont un militaire, selon les autorités locales. . .

L’Egypte, intermédiaire historique entre Israël et les groupes armés à Gaza, travaille à la médiation et pourrait accueillir une délégation du Jihad islamique ce samedi, ont indiqué à l’AFP des responsables égyptiens à Gaza. La diplomatie égyptienne avait précédemment indiqué qu’elle menait des discussions “sans relâche pour calmer la situation et préserver des vies et des biens”.

Des vaccins préventifs, selon Israël

Après les premiers raids, le Jihad islamique a accusé l’Etat hébreu d’avoir « déclenché une guerre ». “L’ennemi sioniste a commencé cette agression et doit attendre que nous combattions sans s’arrêter”, a déclaré son secrétaire général, Ziad al-Nakhala, dans une interview à la télévision libanaise Al-Mayadeen, à Téhéran, la capitale iranienne.

“Israël a mené une opération antiterroriste précise contre une menace immédiate”, a déclaré vendredi à la télévision le Premier ministre israélien Yair Lapid, accusant le groupe armé d’être “un mandataire de l’Iran qui veut détruire l’Etat d’Israël et tuer”. Israéliens innocents. » « Nous ferons tout ce qu’il faut pour défendre notre peuple », a-t-il dit.

En 2019, la mort d’un commandant du Jihad islamique dans une opération israélienne a entraîné plusieurs jours d’échanges de tirs meurtriers entre le groupe armé et Israël. Le Hamas, qui a combattu l’État juif dans quatre guerres depuis sa prise de pouvoir en 2007, avait gardé ses distances avec les affrontements.

À voir aussi sur Le HuffPost: A Jérusalem, les funérailles d’un journaliste d’Al Jazeera virent à l’affrontement

Vous ne pouvez pas voir ce contenu car vous avez refusé les cookies associés au contenu tiers. Si vous souhaitez voir ce contenu, vous pouvez modifier vos préférences.

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *