Publié le 20 juillet 2022 à 06h15 Mis à jour le 20 juillet 2022 à 09h13
L’Italien Mario Draghi en Algérie lundi pour sécuriser l’approvisionnement en gaz ; un voyage d’une journée de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, en Azerbaïdjan pour doubler les importations de gaz en quelques années ; la conclusion d’un partenariat énergétique entre la France et les Emirats Arabes Unis… Les Européens tirent à plein régime pour se préparer au pire : la rupture totale de l’approvisionnement en gaz russe à plus ou moins court terme.
Tout le monde peut comprendre le degré d’urgence. Surtout après avoir lu les trois documents de travail publiés mardi par le Fonds monétaire international (FMI) sur l’impact économique de ce shutdown sur les livraisons de gaz russe aux pays de l’Union européenne (UE). Le Fonds note que la consommation annuelle de gaz de l’UE est d’environ 400 milliards de mètres cubes. De ce total, environ 285 milliards de dollars sont des importations par pipelines. Et 145 milliards viennent de Russie. Autrement dit, l’impact potentiellement destructeur d’une coupe totale.