Belle affiche entre deux anciens joueurs de Ligue 1, ce Metz – Saint-Étienne ressemblait plus à un match effrayant. Les marrons, treizièmes au départ, ont reçu les verts en dix-neuvième, mais seulement à quatre points de retard. Un match nul, donc, n’aurait satisfait personne, et cette réalité comptable s’est terminée sur l’herbe de Saint-Symphorien, ce lundi. Après un festival d’occasions de part et d’autre, Metz s’est montré plus efficace et s’est imposé (3-2).
Désarticulée, voire illisible, cette partie peut encore être segmentée. Durant les vingt premières minutes, les hommes de Laszlo Bölöni ont dominé l’impact. Préféré par Ibrahima Niane, Cheick Sabaly a dirigé le point de penalty, pour terminer juste au-dessus de la barre transversale (6e). Logiquement, l’ASSE a fini par casser à l’issue de ce premier temps fort. Sur un corner venu de la droite de Fali Candé, Jean-Philippe Krasso débouchait du pied gauche, directement sous la transversale de Matthieu Dreyer (1-0, 18e).
Le rebond de Krasso, la domination d’Udol
Vexé, l’attaquant ivoirien des Verts est passé à l’attaque. Premier d’un duel au milieu de terrain, le meilleur buteur stéphanois cette saison en Ligue 2 (8 buts) s’est levé pour envoyer une perle de balle en profondeur à Ibrahima Wadji, qui a facilement battu Alexandre Oukidja (1-1, 24e). ).
Mais, comme en début de match, les verts ont reculé, subissant de nouvelles vagues messinoises. Un numéro de Sabaly dans la surface (37e), un autre de Matthieu Udol (38e) et, enfin, le penalty. Servi par l’inévitable Sabaly, Ablie Jallow a pris le relais d’une tête sur penalty, avant de percuter Dreyer. Heureusement pour le FC Metz, Kévin N’Doram est resté sur penalty pour conclure (2-1, 39e).
Malgré tout, dominant la seconde mi-temps (60 % de possession de balle, onze tirs sur trois), les Stéphanois ont longtemps peiné pour revenir. Wadji, déjà sur le point de tromper Oukidja (49e), a vu son but refusé (69e) pour une faute sur Candé. Benjamin Bouchouari (53e, 76e) a également échoué face aux remontées parfois miraculeuses de la défense adverse. Matthieu Udol se charge de punir, encore une fois. Après un débordement côté gauche, le capitaine a déconcerté Dreyer d’une magnifique frappe du droit (3-1, 60e). Il faudra attendre 90+4 pour que Mickaël Nadé réduise l’écart, avec un bon enchaînement dans la surface (3-2).
Au classement, Metz respire la vitalité après trois journées sans victoire (un nul, deux défaites), se hissant à la onzième position, quatre points devant la zone rouge, et sept devant l’ASSE, à la dix-neuvième. Les verts devancent Niort, le feu rouge, uniquement à la différence de buts. Laurent Batlles et ses hommes n’ont remporté qu’un seul de leurs sept derniers matchs toutes compétitions confondues (une victoire, un nul, cinq défaites).