Sammy Mahdi, président du CD&V, a défendu la position de son parti face à la crise que traverse le gouvernement flamand en matière d’allocations familiales.
Par Belga Publié le 26/09/2022 à 22:06 Temps de lecture : 3 min
Le président du CD&V Sammy Mahdi a défendu, lundi soir sur VTM, la position de son parti face à la crise qui touche le gouvernement flamand, concernant le lien des allocations familiales avec le coût de la vie. “Il y a des moments dans la vie où c’est tellement fondamental qu’il faut tracer une ligne rouge”, a-t-il déclaré.
A midi, le ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA) n’a pas été en mesure de présenter au Parlement la traditionnelle “Déclaration de septembre”, un exercice au cours duquel il aurait dû expliquer les grandes lignes du budget 2023 et un paquet de mesures de soutien aux ménages et les entreprises touchées par la crise des prix de l’énergie.
Car après de longues journées de négociations entre les trois partis de la coalition (N-VA, CD&V et Open Vld), Jan Jambon a dû constater l’absence d’accord et reporter sa déclaration, subissant au passage les critiques véhémentes de l’opposition L’un des principaux écueils est l’association du « Groeipakket », un ensemble de mesures contenant les anciennes allocations familiales, à une inflation galopante.
En place depuis juin, le nouveau président du CD&V, Sammy Mahdi, joue les durs. Son parti veut non seulement revenir sur la baisse – de 2% à 1% – de l’indexation du montant de base, décidée l’an dernier par l’ancien ministre Wouter Beke (lui-même… CD&V), mais aussi coupler les montants de base à l’indice santé , afin de le faire évoluer avec l’inflation. N-VA et Open Vld jugent cette indexation trop coûteuse et veulent limiter l’effort aux ménages les plus vulnérables, via des compléments sociaux.
La question des allocations familiales sur la table
Les négociations reprendront dans les prochains jours, avec pour objectif de conclure jeudi. Pour Sammy Mahdi, les allocations familiales devraient être augmentées pour toutes les familles. “Je pense que nous pouvons faire les deux en même temps : investir dans des compléments sociaux et veiller à ce que la classe moyenne au sens large soit également aidée. Il existe des moyens de le faire.” A ses yeux, le CD&V est un parti qui, “à côté d’une attitude pragmatique, défend les principes”.
M. Mahdi se dit convaincu que le gouvernement flamand trouvera une solution. Il a souligné le “ton constructif” du ministre-président Jambon en début d’après-midi au Parlement, et estime que la famille moyenne en Flandre ne serait pas aidée si le CD&V quittait le gouvernement.
En revanche, il n’a pas été en mesure de dire si la vice-présidente du CD&V du gouvernement flamand, Hilde Crevits, victime d’un bouleversement samedi soir, pourra revenir à la table des négociations dans les prochains jours. Elle est actuellement remplacée par ses collègues ministres Benjamin Dalle et Jo Brouns.
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