GONZALO FUENTES / AFP L’ancien président français François Hollande (à droite) regarde l’ancien président français Nicolas Sarkozy serrer la main du président français Emmanuel Macron (à droite) après avoir prêté serment pour un second mandat à la suite de sa réélection le 14 avril. , lors d’une cérémonie au Palais de l’Élysée à Paris le 7 mai 2022. (Photo by GONZALO FUENTES / PISCINA / AFP)
GONZALO FONTS / AFP
Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron, lors de l’investiture du président de la République, le 7 mai 2022.
À DROITE – Vont-ils se retrouver du même côté ? Nicolas Sarkozy souhaite qu’Emmanuel Macron tourne à droite “de manière plus franche”. Même si la majorité du président de la République n’est que relative, son prédécesseur souhaiterait qu’il conclue “un accord politique” avec sa famille politique.
“Ce n’est insulter personne de rappeler que le président Macron vient de la gauche”, explique Nicolas Sarkozy dans un très long entretien au Journal du Dimanche où il évoque aussi la droite ou la guerre en Ukraine. “Le président a des intuitions et une expérience indéniables. Mais je remarque que parfois il peut être tenté de s’arrêter au milieu du gué. Ce sont les inconvénients du ‘en même temps'”, explique-t-il.
Alors s’il rend hommage à son successeur, crédité « de sang-froid, de retenue et d’expérience », il lui prodigue des conseils. “Parfois, j’aimerais qu’il franchisse plus franchement le Rubicon, car la France aujourd’hui est surtout du côté du parti de l’autorité, de la fermeté, de la liberté. Appelez ça centre-droit, centre, droite républicaine, peu importe : l’axe stratégique du pays est clairement là”, veut croire qui a dirigé la France de 2007 à 2012.
Nicolas Sarkozy pointe enfin les limites de l’article 49.3 de la Constitution, qui permet de voter une loi à l’Assemblée sans vote, à moins qu’un vote de défiance ne renverse le gouvernement. Emmanuel Macron, souligne-t-il, “pourrait aussi chercher à passer un accord politique en bonne et due forme avec toutes les bonnes volontés prêtes à constituer une majorité dans l’intérêt supérieur du pays. Nous ne refusons jamais quand nous faisons le choix de l’intérêt général. »
Dans cet entretien où il parle de politique comme rarement depuis qu’il a été éliminé aux primaires de la droite fin 2016, l’ancien président de la République et fondateur des Républicains (LR) assume son soutien à Emmanuel Macron dans la campagne présidentielle . , au détriment de la candidate de son camp Valérie Pécresse : « Et si c’était à refaire, je le referais. »
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