A Bormes-les-Mimosas, Emmanuel Macron redouble de pessimisme

Emmanuel Macron, à Bormes-les-Mimosas (Var), le 19 août 2022, lors de la commémoration du 78e anniversaire de la libération de la commune, le 17 août 1944. ERIC GAILLARD / AFP

L’hiver sera rude. Quelques heures après s’être entretenu avec Vladimir Poutine, c’est un Emmanuel Macron inquiet qui s’est présenté sur les hauteurs de Bormes-les-Mimosas (Var), pour célébrer le 78e anniversaire de la libération de la commune, le 17 août 1944

Le président de la République avait déjà préparé les Français à une rentrée scolaire et hivernale difficile, lors de son entretien du 14 juillet, en raison des risques de pénuries énergétiques et de la hausse des prix induits par la guerre d’Ukraine. A Bormes, pour sa première allocution après quelques jours de repos au fort de Brégançon, il a réitéré avec pessimisme les jours à venir.

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“Je pense à notre peuple, qui aura besoin de la force de l’âme pour affronter les temps qui viennent, pour résister aux incertitudes, parfois à la facilité et à l’adversité, et, unis, accepter de payer le prix de notre liberté et de nos valeurs”, il a lancé. le chef de l’Etat. “Oui, les fantômes de l’esprit de revanche, les violations flagrantes de la souveraineté des Etats, le mépris intolérable des peuples, l’impérialiste resurgira du passé pour s’imposer dans le quotidien de notre Europe, de nos voisins, de nos amis “, a-t-il lâché.

Emmanuel Macron a également dénoncé “l’attaque brutale de Vladimir Poutine” contre l’Ukraine, et évoqué ses appels téléphoniques avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, puis avec son homologue russe, “pour solliciter les engagements indispensables au maintien de la sécurité des armes nucléaires sur le sol ukrainien”. . Dans “cette guerre qui gronde à nos portes”, le chef de l’Etat a salué la “résistance héroïque” du peuple ukrainien aux “terribles attaques de l’armée russe et de ses supplétifs”.

Climat : Emmanuel Macron semblait presque résigné

Traditionnellement, cette fête du 17 août est l’occasion de saluer la mémoire des dizaines de milliers de soldats débarqués sur les rivages de Provence en 1944 pour mettre fin à l’occupation allemande. C’est devenu un point d’arrêt traditionnel du président avant la rentrée. La commémoration, initialement prévue mercredi, a été retardée de deux jours en raison d’alertes météorologiques. Au cours des deux dernières années, ce rituel semble avoir été tristement entaché par les événements climatiques actuels. À l’été 2021, c’est le Massís des Maures tout proche qui était en feu ; cette année, la Corse panse ses plaies après des tempêtes meurtrières qui ont fait cinq morts.

Sur ce qu’il appelle “des cataclysmes climatiques dévastateurs”, le chef de l’Etat a semblé presque résigné. “Malheureusement, ils menacent de s’aggraver et de se reproduire”, a-t-il déclaré. Face à cela, l’accent est mis sur la gestion des conséquences plutôt que sur la prévention : la priorité est de “repenser nos systèmes d’alerte et de sécurité et l’organisation des forêts”.

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