La bronchiolite est une maladie qui revient chaque hiver. Causée par le virus respiratoire syncytial (VRS), elle peut entraîner des complications pulmonaires chez les personnes fragiles, mais aussi chez les bébés. 90% des bébés la contractent au cours des deux premières années de vie, et c’est la deuxième cause de mortalité infantile, rapporte le journal Les Echos. Cependant, il n’existe actuellement aucun vaccin qui permette une large couverture vaccinale. Actuellement, seul le Synagis d’AstraZeneca, un anticorps monoclonal, est disponible. Destiné aux bébés prématurés dont le système pulmonaire n’est pas encore mature, il est très coûteux et nécessite cinq injections, sans être d’une grande efficacité. Cependant, les choses pourraient bientôt changer.
Vaccin contre la bronchiolite infantile
Plusieurs grandes sociétés pharmaceutiques travaillent à la mise au point d’un vaccin contre la bronchiolite. Alors que certains veulent cibler les personnes âgées et/ou fragiles, d’autres veulent créer une injection pour les bébés. Sanofi et AstraZeneca se sont associés, et sont les plus avancés dans ce domaine, selon les informations des Echos, puisqu’ils ont déposé une demande d’autorisation de mise sur le marché auprès de l’Agence européenne des médicaments (EMA), dont la réponse est attendue entre septembre et novembre 2022. , et se préparent à en soumettre une aux autorités sanitaires américaines.
Le produit s’appelle Nirsevimab et est une injection d’anticorps monoclonaux. En clair, on injecte des anticorps directement dans le corps, qui ne les fabriquera pas lui-même. Selon les mots de nos confrères, cette méthode “a du sens pour les bébés, car leur système immunitaire n’est pas encore capable de faire cela”. Le vaccin en question a été testé sur 2.350 bébés et est efficace à 79,5% contre les formes sévères de la maladie nécessitant un traitement médical.
Quand ce vaccin contre la bronchiolite sera-t-il disponible ?
Il faudra attendre encore un peu avant de pouvoir vacciner les bébés contre la bronchiolite. Bien que l’EMA autorise la commercialisation du Nirsevimab à l’automne, il ne sera pas disponible en France cet hiver, explique RTL. Il faudra alors obtenir l’autorisation des autorités sanitaires françaises, qui à leur tour étudieront les données cliniques avant de donner, ou non, le feu vert. Selon la radio, ce processus prend généralement environ un an, après quoi le prix auquel le vaccin sera vendu doit être négocié. Ainsi, Sanofi espère que les premières injections pourront avoir lieu durant l’hiver 2023.
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