Crise énergétique : “La sobriété est devenue une nécessité”, a insisté Elisabeth Borne à l’issue de la présentation du plan sobriété


La presse régionale se fait l’écho des inquiétudes des Français

La « sobriété énergétique » réclamée par le gouvernement pour faire face à la crise énergétique pousse les particuliers mais aussi les collectivités à faire des efforts, dont certains mécontentent leurs concitoyens.

Sur le Canal, à Périers, le maire, Gabriel Daube (UDI), a répondu favorablement à l’appel du gouvernement, rapporte Le Parisien.

Le chauffage des classes dans la commune sera ainsi régulé à 19 degrés. Pourtant, l’école est moderne, “très vitrée”, explique l’édile, et selon les variations climatiques “elle peut [y] refroidir très rapidement ». C’est pour “empêcher les enfants de frissonner que la ville a investi dans des toisons made in France, d’autant plus, explique Gabriel Daube, que beaucoup d’enfants sont issus de familles défavorisées, donc l’enjeu est aussi social. »

Cette décision permet une économie de 4 000 euros (10 000 euros moins les 6 000 que coûteront les toisons). Cependant, les calculs sont difficiles à convaincre. « Est-ce un canular ? » s’interroge Eric Labastie, co-président de la FCPE, l’une des principales fédérations de parents d’élèves et d’enseignants. « Et bientôt, qu’est-ce que ce sera, des gants ? Et à la cantine, un jour sans dessert, l’autre sans entrée ? » Pour le représentant des familles, « les pouvoirs publics doivent veiller à ce que les écoles soient correctement climatisées, et s’il faut couper, ce n’est pas pour la santé des enfants ! »

A Rennes, la température de l’eau des piscines municipales a été abaissée pour économiser l’énergie. La nouvelle est difficile à transmettre. L’entraîneur du pôle des espoirs, Mathieu Burban, estime auprès de Ouest-France qu'”à 24 degrés aucun entraînement n’est possible”. « 26,5 degrés, par exemple, c’est la température recommandée en compétition, car il faut de l’eau fraîche en raison de l’intensité de l’effort. (…) Nager dans une eau à 24 degrés, c’est comme essayer de travailler en sous-vêtements à son bureau alors qu’il fait 10 degrés. Vous ne travaillerez pas longtemps… »

Clémence Apetogbor

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