Détendez-vous dans l’eau avec watsu et isolation sensorielle

Dans un contexte où les raisons d’être submergé par le stress sont multiples, immersion dans deux techniques de relaxation aquatique qui dénouent le corps et fluidifient l’esprit.

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Né en Californie dans les années 80, le watsu est la contraction de “water” et de “shiatsu”, une technique de massage originaire du Japon basée sur l’acupression, c’est-à-dire une pression sur certains points des méridiens. Au départ, un praticien a eu l’idée de placer une table de massage dans l’eau de la source chaude, puis s’est vite rendu compte qu’il pouvait retirer la table et soutenir la personne qui le masse. La méthode a évolué au fil du temps pour donner naissance à un soin aquatique au puissant potentiel relaxant, qui se répand en Belgique depuis plusieurs années.

Architecte et urbaniste, Dominique Dosogne s’intéresse et se forme en parallèle à différents types de massage (Californien, Thaï, Ayurvédique) avant d’avoir une révélation en découvrant le watsu. En 2018, il ouvre le centre “Au bord de l’eau” à Uccle, qu’il conçoit avec un bassin baigné de lumière et chauffé à 34°, une température proche de celle du corps. En l’absence de tension lorsque vous entrez, la chaleur se propage et commence à détendre les muscles comme les articulations. Après quelques respirations profondes, il ne s’agit plus d’agir, mais de se laisser porter par l’eau, dans le confort de l’apesanteur, et soutenu par les gestes délicats du médecin qui déplace le corps de la personne soignée. dans le bassin, permettant à l’eau de masser la peau avec des mouvements peu profonds.

Mobile massant

Pour faciliter ce « massage mobile », les flotteurs sont enroulés à hauteur de jambes. Alternance d’étirements – principalement au niveau de la colonne vertébrale, où se produisent la plupart des tensions et compressions –, rotations, flexions des articulations, dans une sensation de balancement pas si éloignée de la période intra-utérine. “J’utilise la fluidité de l’eau qui passe sur le corps et sa résistance qui permet de la porter”, explique Dominique Dosogne. Si je ressens une tension, je peux serrer un muscle pour le relâcher. La personne doit oser lâcher prise, se détendre dans l’eau et avoir confiance que je la soutiens, pour que les postures puissent s’enchaîner avec souplesse dans une sorte de danse. Un lâcher-prise qui permet de libérer les tensions physiques et mentales, avec une perception différente des faits à l’arrivée.

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Dominique accueille les personnes qui souffrent de douleurs chroniques, qui traversent des périodes difficiles de la vie ou qui ont peur de l’eau, ainsi que les personnes qui recherchent la détente, le bien-être, un moment pour soi. “Beaucoup ont pris conscience de la nécessité de prendre soin d’eux depuis quelques années, notamment les personnes de plus de 60 ans. Comme on travaille dans l’eau, il n’y a pas de pression, c’est plus doux, donc ça leur va aussi ».

Cocon d’isolement sensoriel

Dans notre société d’hypercommunication, nos cerveaux sont la plupart du temps saturés de requêtes visuelles et sonores, d’informations et de pensées à traiter, prioriser… Il y a quatre ans, un centre exclusivement spécialisé dans l’isolement. Des bulles à flotter ». La technique était déjà présente dans certains espaces sociaux. Il s’agit de s’allonger pendant une heure dans une grande boîte avec un couvercle rempli d’eau à température corporelle et saturée de sel de magnésium, ce qui permet au corps de flotter sans effort. “L’intérêt de ce sel de magnésium, c’est qu’il n’y a pas de contre-indication, explique Geoffroy, à la tête des Bulles bruxelloises à flotter. On peut venir tous les jours si on veut pour ne pas faire d’overdose de magnésium. Alors que c’est plus compliqué avec le sodium. Il est conseillé de nager que 20 minutes maximum dans la Mer Morte, par exemple, car cela risque d’augmenter la tension artérielle. Ici, au contraire, on peut obtenir une baisse de tension pendant la séance, grâce à la relaxation. Et puis, puisque nous sommes essentiellement de l’eau, par effet osmotique, le magnésium pénètre dans l’organisme. Excellent pour la mémoire et le système nerveux, adoucit également la peau.

Isolation sensorielle selon “Bubbles to float”.

Une séance se fait seul et nécessite tout un protocole (douche avant et après, mettre des bouchons d’oreille, etc.). Il appartient à chacun de fermer le couvercle de la “bulle” et d’éteindre la lumière. A partir de ce moment, on perd tous nos repères de temps et d’espace, on ne demande plus aucun sens, pas même celui de l’équilibre, on n’a plus la sensation d’être dans l’eau mais sur une épaisseur douce et confortable. Il ne reste plus qu’à se concentrer sur la respiration pour calmer l’esprit et s’endormir ou laisser son imagination se taire. Une expérience unique. L’isolement sensoriel générerait des ondes cérébrales thêta qui sont typiquement observables juste avant de s’endormir ou juste après le réveil, et qui sont également caractéristiques des états d’hypnose ou de méditation.

Pendant cette période où le souffle et le cœur se calment, où les muscles et les articulations échappent à l’attraction de la terre et se détendent, la détente est totale. Après la séance, on peut se poser en douceur dans un salon, avec du thé. Pour beaucoup, l’isolement sensoriel aide à éclaircir les pensées, ou au moins à prendre du recul, voire à stimuler la créativité. Apparaissant aujourd’hui comme un “antidote” à notre surstimulation, la technique est née dans les années 1950 aux USA, dans le cadre de recherches sur le cerveau et la conscience.

Pour plus

WatsuAu-bord-de-l-eau.be – 85€ la séance (1h de massage – prévoir 1h15).

Isolement sensorielLesbullesaflotter.fr – Tarif découverte : 65€ la séance (1h de flottaison mais compte pour 2h au total).

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