Doit-on créer des droits pour nos neurones pour les protéger des technologies ?

C’est un domaine en pleine expansion. Le marché mondial des neurotechnologies devrait atteindre 13,3 milliards de dollars d’ici 2022, selon le groupe de recherche Research and Markets, après avoir généré 8,4 milliards de dollars en 2018. De la médecine bioélectronique à la neurosensing et à la neurorobotique, les technologies appliquées à la neurologie, qui permettent la surveillance ou la modulation neuronale. activité, sont en augmentation. En septembre dernier, la Chine a lancé un important projet de neurosciences, injectant plus de 746 millions de dollars dans la recherche sur le cerveau. Cet investissement s’ajoute au milliard d’euros prévu jusqu’en 2023 dans le cadre de l’European Human Brain Project. Si les neurotechnologies sont souvent présentées comme une opportunité, notamment pour prévenir voire guérir certaines maladies, comme la maladie de Parkinson, elles présentent aussi de nombreux excès, du clonage d’espèces animales à la capture de données du cerveau humain.

Artiste transdisciplinaire, particulièrement intéressé par les jeux vidéo éthiques et les neurotechnologies, Roel Heremans a développé un jeu d’arcade, disponible sur cinq machines, dans le but de questionner l’utilisation potentiellement dangereuse de nos ondes cérébrales. Il s’est fait connaître lors du KIKK Festival à Namur, où il expose son installation L’arcade des neurodroitsretour dans cet entretien avec Usbek & Rica sur la nécessité de réglementer nos “neuro-droits”.

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