Emmanuel Macron espère une négociation de longue haleine entre la Russie et l’Ukraine

Le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, lors de son entretien avec Caroline Roux sur France 2, le 12 octobre 2022. LUDOVIC MARIN / AFP

Alors que de nombreux pays non alignés, las de se battre, prônent un cessez-le-feu et une négociation, Emmanuel Macron a cherché, mercredi 12 octobre sur France 2, à confirmer le soutien de la France à l’Ukraine, sans fermer la porte à un éventuel dialogue avec Moscou lorsque Kyiv le considère. est possible. “A un moment donné, il sera dans l’intérêt de l’Ukraine et de la Russie de négocier”, a déclaré le chef de l’Etat. Ce n’est pas à nous de décider pour l’Ukraine, nous ne l’aurions pas accepté de nos alliés. »

Cette suggestion intervient alors que le président russe Vladimir Poutine devait rencontrer jeudi son homologue turc Recep Tayyip Erdogan au Kazakhstan. “Les Turcs proposent leur médiation. Si des contacts devaient avoir lieu, ils auraient lieu sur le territoire turc, a déclaré en prélude le conseiller diplomatique du Kremlin, Youri Ouchakov, précisant qu’il s’attendait à une “discussion intéressante et utile”.

Jusqu’à présent, Emmanuel Macron n’est pas en position de médiation, ne serait-ce que parce que la France, pas en guerre avec la Russie, soutient l’Ukraine. Le président russe Vladimir Poutine “doit mettre fin à cette guerre, respecter l’intégrité territoriale de l’Ukraine et revenir à la table des discussions”, a répété Macron. Il a cependant défendu auprès de France 2 son souci constant de parler en cas de besoin avec le chef du Kremlin, notamment sur des questions comme le sort de la centrale nucléaire de Zaporijia, occupée et annexée par les Russes, et dont les Ukrainiens espèrent. pour reprendre le contrôle.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés L’Ukraine exige un bouclier aérien de l’Occident pour protéger la population des missiles et drones russes

Poutine reste un interlocuteur

Pour lui, le président russe reste un interlocuteur, pour tenter de « construire » ou de « ramener la paix », alors que certains dirigeants de l’est du continent le considèrent plutôt comme un criminel de guerre, il faut avant tout ramener à la justice Quant à Volodymyr Zelensky, il refuse désormais d’imaginer tout contact avec son homologue russe depuis l’annexion fin septembre par Moscou des territoires occupés du Donbass, de Kherson et de Zaporijia.

Emmanuel Macron ne veut pas non plus parler d’un “État terroriste” par rapport à la Russie, tout comme il ne voulait pas parler de “génocide” lorsque le président américain Joe Biden a pris ses fonctions au printemps après la découverte. atrocités commises contre des civils dans la banlieue de Kyiv, abandonnée par les troupes russes.

En revanche, M. Macron désigne clairement la Russie comme l’agresseur, et met en garde le dictateur biélorusse Alexandre Loukachenko d’une éventuelle participation directe de son armée au conflit. S’il veut éviter toute escalade, le chef de l’Etat rappelle aussi que la France est “équipée” de l’arme nucléaire. Une manière de répondre aux menaces d’affrontement nucléaire martelées par le Kremlin ces dernières semaines, en dehors de la mobilisation partielle décrétée pour stopper la contre-offensive ukrainienne.

Il vous reste 37,7% de cet article à lire. Ce qui suit est réservé aux abonnés.

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *