Fin de vie : le comité d’éthique ouvre la voie au suicide assisté

Il existe “une voie” vers l’aide active à mourir, mais “sous certaines conditions strictes”, a estimé ce mardi le Comité consultatif national d’éthique.

Urgence politique ou besoin social ? Après des années de réflexion et de débats houleux sur la question sensible de la fin de vie, le calendrier s’accélère. Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a donné son feu vert à une importante évolution explorant la voie du suicide assisté dans un nouvel avis sur la fin de vie, rendu public mardi. Une rupture avec l’interdiction de tuer qui guide la loi Leonetti-Claeys de 2016. Et avec les positions antérieures du CCNE. Au moment du lancement de ce grand débat en France, on apprenait mardi que le cinéaste de 91 ans Jean-Luc Godard avait eu recours au suicide assisté en Suisse.

Il existe “une voie pour une application éthique de l’assistance active à la mort”, selon le CCNE, pour laquelle la loi actuelle ne permet pas de répondre aux demandes des patients atteints de maladies graves et incurables qui provoquent des souffrances réfractaires, et dont les pronostic. s’engage à moyen terme. Autrement dit, un nouveau texte…

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