La CGT n’a pas signé l’accord salarial conclu vendredi dernier entre la direction et deux syndicats majoritaires.
Les représentants CGT des centrales pétrolières TotalEnergies en grève depuis trois semaines pour des augmentations de salaire ont proposé “la reconduction du mouvement” jusqu’à mercredi midi, a indiqué mardi soir à l’AFP le coordinateur CGT Eric Sellini au niveau national. “Le conflit va se poursuivre jusqu’à mercredi midi au moins, et on verra ce qui se passera ensuite lors des assemblées générales” des salariés mercredi, a précisé Eric Sellini.
Par ailleurs, suite à la journée de mobilisations et de grèves de mardi dans toute la France, “il y aura aussi des réunions de toutes les organisations CGT qui décideront si cette journée en appelle d’autres”, ajoute-t-il. “Au-delà des raffineries et des 14 000 salariés de TotalEnergies, nous portons aussi la voix de ceux qui souffrent du fait que les salaires ne suivent pas l’inflation et qui voient l’hiver venir avec des promesses de hausse du prix du pétrole ‘énergétique ou alimentaire'”, il ajouta.
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“C’est au niveau national que ce dossier doit être traité, car nous sommes dans une situation très particulière”, a ajouté le responsable. La grève appelée par la CGT dans les raffineries et dépôts a touché ce mardi soir les installations de TotalEnergies en Normandie, Donges, La Mède, Feyzin (le dépôt, la raffinerie à l’arrêt pour des raisons techniques) et Flandres (dépôt), a précisé Eric Sellini. .
Augmentation générale des salaires de 5%
La CGT n’a pas signé l’accord salarial signé vendredi dernier entre la direction et deux syndicats majoritaires (CFE-CGC et CFDT), qui prévoit une augmentation générale de 5% des salaires, accompagnée d’augmentations individuelles et d’une prime exceptionnelle comprise entre 3.000 et 6.000 euros . . La CGT a exigé une augmentation de 10% pour compenser l’inflation anticipée cette année et profiter des revenus exceptionnels que le groupe pétrolier a réalisés en 2021.
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Sur l’ensemble des infrastructures françaises, quatre des sept raffineries concernent leurs activités de raffinage et/ou de stockage. Les trois autres raffineries du pays, opérées par Esso-ExxonMobil et le groupe PetroIneos, sont en activité. Les gisements non liés aux raffineries, comme celui de Grandpuits qui est en cours de transformation en bioraffinerie, étaient également en grève.
Selon TotalEnergies, les six sites touchés par la grève comptent un peu plus de 3 400 personnes en CDI. L’entreprise estime que le nombre de grévistes présents sur ces sites à l’instant T est d’environ 90 salariés, qui travaillent effectivement en équipes. Pour le seul site de Feyzin, la CGT appelle une centaine de grévistes, selon son représentant local, Pedro Afonso, pour qui “la détermination est intacte”.