Le quartier est carré et la police est sur les lieux
Éric Normand
Il y a une importante police nationale sur place, avec plusieurs véhicules. La rue est fermée aux deux extrémités, la circulation est déviée vers la rue de Liège pour les véhicules arrivant de la place Gramont et voulant tourner en direction du quartier du château.
Quant aux passants qui veulent passer, ils sont invités à emprunter d’autres chemins. Les habitants ne peuvent pas regagner leur domicile. Sur les réseaux sociaux, les policiers incitent également à ne pas venir dans le quartier.
🔴 Opération de police en cours à #Pau, Carrer Bordenave d’Abère. Veuillez éviter la zone et laisser les services fonctionner. pic.twitter.com/Se6Ad4vJZw
— Préfet des Pyrénées Atlantiques (@Prefet64) 25 octobre 2022
D’autant plus que l’homme était probablement armé et aurait menacé de faire sauter l’immeuble.
gaz fermé
Les équipes de GRDF, appelées vers 19h45, coupent le gaz du bâtiment à 20h. Ils sont toujours sur place, comme les pompiers, également présents. Le directeur de cabinet du préfet, Théophile de Lassus, et l’adjointe de service à la mairie de Pau, Béatrice Jouhandeaux, sont également arrivés.
La Carrer Bordenave d’Abère de Pau a été fermée peu avant 20 heures ce mardi soir.
Éric Normand
L’intervention des forces de l’ordre se poursuit. Vers minuit, les hommes du RAID, arrivés de Bordeaux et de Toulouse, pénètrent dans l’immeuble et entament des négociations avec le fou.
connu du quartier
Aucune information sur les motivations de l’individu n’a pour l’instant fuité. C’est dans l’appartement de son ex-compagne, au premier étage de l’immeuble situé au numéro 8 de la rue, qu’aurait été logé cet homme. Il est seul dans l’appartement, sans qu’il soit son ex-conjoint.
Vers minuit, le Raid s’apprêtait à intervenir
Nicolas Sabathier
Selon les habitants évacués et que nous avons pu interroger, les disputes étaient très fréquentes et très violentes. En effet, l’homme était connu du quartier et certains ont refusé de lui ouvrir la porte lorsqu’il s’est présenté à l’entrée de l’immeuble. Son ex-petite amie leur avait demandé de ne pas l’ouvrir.
La police est également intervenue à plusieurs reprises pour mettre fin aux bagarres. “Nous étions habitués à ces arguments mais nous ne pensions pas que cela en arriverait là”, a déclaré un voisin.
Cela fait trois ans
A noter que la rue Bordenave d’Abère a déjà connu un événement similaire. En novembre 2019, dans cette même rue et dans ce même immeuble, un homme s’était réfugié dans son logement pendant plusieurs heures et avait déjà menacé de faire sauter l’immeuble.
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