Images DART des télescopes James-Webb et Hubble après la collision

Les télescopes James-Webb et Hubble révèlent leurs images du crash du vaisseau spatial DART sur l’astéroïde Dimorphos.

Un astéroïde situé à 11 millions de kilomètres frappé par le vaisseau spatial DART de la NASA. En fait, c’est un événement qui pourrait rapporter des points à deux des télescopes les plus célèbres, James-Webb et Hubble. Il y a quelques jours, les deux appareils ont publié les images qu’ils ont pu prendre de cette collision historique.

Les télescopes James-Webb et Hubble présentent leurs images

C’est lundi soir que le vaisseau spatial DART de la NASA s’est écrasé à la surface de Dimorphos, une petite lune de 160 mètres de diamètre qui orbite autour d’un plus gros astéroïde, dans une tentative de détourner son orbite. On ne saura que dans quelques semaines si sa trajectoire a bien été modifiée et donc si la mission a été un succès complet, mais l’événement est déjà très impressionnant.

Peu de temps après la collision, les premières images montraient un gros nuage, de plusieurs milliers de kilomètres, de poussière autour de Dimorphos. C’est dans ce nuage que les télescopes James-Webb et Hubble ont pu “se rapprocher”, a expliqué Alan Fitzsimmons, un astronome de l’université Queen’s de Belfast impliqué dans les observations au sol pour le projet ATLAS, un réseau de quatre télescopes opéré depuis Hawaï. . Ces images permettent de visualiser “clairement comment ce matériau se désagrège après l’impact explosif de Dart, c’est assez spectaculaire”.

Image produite par le nanosatellite embarqué LICIACube montrant la collision de la sonde DART avec l’astéroïde Dimorphos le 26 septembre 2022. (AFP PHOTO / ASI/NASA)

du crash du vaisseau spatial DART à l’astéroïde Dimorphos

Ian Carnelli, chef de la mission européenne Hera qui inspectera les dégâts à la surface de Dimorphos dans quatre ans, précise que “l’impact semble beaucoup plus important que prévu”. La mission a prédit un cratère d’environ 10 mètres de diamètre. Celui-ci serait beaucoup plus important : “s’il y a un cratère, car peut-être qu’un morceau entier de Dimorphos a été arraché”.

Les images les plus impressionnantes sont probablement celles de la caméra NIRCam de James-Webb, qui fonctionne dans le proche infrarouge. Ces clichés révèlent un noyau compact avec des “panaches de matière”, un peu comme des filaments en expansion, “s’éloignant du centre où l’impact s’est produit”, selon un communiqué de l’ESA, Webb et Hubble.

Image de l’astéroïde Dimorphos fournie le 29 septembre 2022 par l’Agence spatiale européenne (ESA) montrant l’astéroïde Dimorphos, capturé par le NIRCam de James-Webb plusieurs heures après la collision de la sonde DART (ESA/WEBB/AFP)

Hubble, avec sa caméra grand angle, a pris des images 22 minutes, 5 heures et 8 heures après le crash. On observe bien le mouvement des éjectas, qui apparaissent sous forme de rayons, avec une luminosité qui augmente progressivement, mais qui semble s’être stabilisée huit heures après l’impact. Cela “déroute les astronomes”, soit dit en passant.

Les images de ces deux télescopes permettront notamment d’évaluer la quantité de matière qui a été éjectée, sa nature et sa vitesse. Ce qui aidera les scientifiques à “comprendre avec quelle efficacité un impact cinétique peut modifier l’orbite d’un astéroïde”. Plus il éjecte de matière, plus les chances de modifier la trajectoire sont grandes.

Combinaisons d’images fournies par l’ESA le 29 septembre 2022 prises par le télescope Hubble 22 minutes, 5 heures et 8,2 heures après la collision entre la sonde DART et l’astéroïde Dimorphos (AFP PHOTO / ESA /WEB)

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