Jonathan Destin, symbole de la lutte contre le harcèlement, est mort à 27 ans

Jonathan Destin, 27 ans, figure de la lutte contre le harcèlement scolaire, est mort samedi dans son sommeil, à Marquette-lez-Lille (Nord), a annoncé sa mère sur Facebook. “A tous ceux qui ont connu Jonathan, à travers son histoire, son livre, son film, dans les écoles, qui un jour l’ont rencontré, lui ont parlé, vous qui nous suivez depuis tant d’années, j’ai malheureusement une triste nouvelle à vous annoncer : Jonathan est décédé dans son sommeil samedi chez moi. C’est avec le cœur brisé que je vous l’annonce”, a-t-il écrit lundi.

En février 2011, le jeune homme avait tenté de mettre fin à son calvaire, six longues années de brimades scolaires, en s’immolant par le feu avant de se jeter dans la Deûle. J’avais 16 ans à l’époque. Brûlé à 72 %, l’adolescent du Nord avait passé trois mois dans un coma artificiel et avait subi une vingtaine d’interventions. Il a survécu et écrit un livre en 2013, “Condamné à me tuer”, adapté en téléfilm par TF1 en 2018.

“Plus nous sensibiliserons, plus il y aura de témoins, plus nous contribuerons à mettre fin au harcèlement. Le livre était comme une première thérapie. Le téléfilm arrive juste après. C’est constructif pour moi tant que je peux aider les autres. C’est un exploit à chaque fois”, nous expliquait Jonathan Destin, lors de la diffusion du téléfilm il y a près de quatre ans. Depuis, le jeune homme avait multiplié les interventions de sensibilisation dans les écoles.

Une campagne sponsorisée avec Nicola Sirkis

La police a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de sa mort, indique La Voix du Nord, qui précise qu’une autopsie doit être pratiquée.

“Jonathan toujours éternellement à vos côtés”, a réagi sur Twitter le chanteur du groupe Indochine, Nicola Sirkis. Ce dernier avait parrainé une grande campagne anti-harcèlement en 2019 avec Jonathan Destin.

“Je suis particulièrement touché par sa mort, sa vie a été terrible dès son plus jeune âge”, a déclaré Dominique Legrand, maire de Marquette-lez-Lille, à la Voix du Nord. “Je sais qu’il souffrait beaucoup des brûlures et des nombreuses opérations qu’il a subies”, a-t-il ajouté.

“Hommage à Jonathan Destin dont la voix était la voix de toutes les victimes de harcèlement ! Son combat était la liberté d’expression pour sauver ! Qu’il repose en paix !”, a tweeté Vincent Ledoux, député et conseiller départemental du Nord.

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