“Rien ne s’oppose” à un décollage à cette date, a déclaré Jim Free, l’administrateur associé de la NASA, lors d’une conférence de presse, précisant que les équipes de l’agence spatiale avaient pu retrouver jeudi l’accès à la rampe de lancement.
Le décollage de la fusée SLS, la plus puissante jamais conçue par la NASA, est prévu mercredi à 1h04 heure locale (7h04 HB), avec une possible fenêtre de lancement de deux heures.
La mission test Artemis 1 consiste à propulser la capsule Orion, sans astronaute à bord, vers la Lune, sans y atterrir. Si le décollage a lieu mercredi, la mission durera 25 jours et demi, la capsule retournant dans l’océan Pacifique le 11 décembre.
L’agence spatiale américaine a cependant de nombreuses opérations préparatoires à mener jusqu’à mercredi, notamment le lancement du véhicule et une série de tests techniques. Un élément éventuellement endommagé dans le pied de la fusée peut devoir être remplacé.
Deux dates alternatives sont prévues si nécessaire, les 19 et 25 novembre, a annoncé Jim Free. “Pour le moment, nous nous concentrons sur le 16, et si nous restons bloqués par quelque chose que nous trouvons lors de la mise sous tension ou des tests, nous devrons penser au 19 novembre”, a-t-il déclaré.
Les vents de l’ouragan Nicole de catégorie 1 ont soufflé à travers la fusée alors qu’elle se trouvait sur sa rampe de lancement au Kennedy Space Center. Mais ils n’ont pas repoussé les limites qu’il pouvait supporter, selon Jim Free.
Il a cependant reconnu que si la NASA avait su qu’un ouragan approchait, la fusée serait restée en sécurité dans son bâtiment d’assemblage.
Elle y était retournée fin septembre pour être protégée d’un autre ouragan, Ian, mais avait été relâchée quelques jours seulement avant le passage de Nicole.
Auparavant, deux tentatives de décollage avaient été annulées à la dernière minute durant l’été en raison de problèmes techniques.
Artemis 1 marquera le lancement du programme phare Artemis, qui doit faire atterrir la première femme et la première personne de couleur sur la Lune, au plus tard en 2025.
La Nasa veut y établir une présence humaine durable, notamment en construisant une station spatiale en orbite autour de la Lune. Pour l’agence spatiale, il s’agit d’une étape qui devrait permettre plus tard un premier voyage vers Mars.