Le cancer du poumon reste le plus meurtrier au monde

Chaque année depuis 2012, la Journée mondiale du cancer du poumon est célébrée le 1er août. Une journée destinée à sensibiliser le public aux problèmes liés à ce cancer et à insister sur la nécessité de financer davantage la recherche sur ce cancer. Chaque année, 2 206 000 nouveaux cancers du poumon sont diagnostiqués dans le monde et causent 1,8 million de décès.

Le cancer du poumon se forme aux dépens des bronches ; Il en existe deux types principaux : le cancer à petites cellules et le cancer non à petites cellules. Le tabagisme est de loin le principal facteur de risque du cancer du poumon, en raison de l’exposition des bronches aux substances cancérigènes présentes dans la fumée de tabac qui entraîne la transformation d’une cellule bronchique normale en une cellule cancéreuse qui, en se divisant, produit une tumeur qui se développe dans la poitrine, puis peut donner des métastases à distance[1].

Le cancer le plus meurtrier au monde et en France

En 2020, le cancer du poumon était la première cause de décès par cancer dans le monde avec environ 1,8 million de décès (18 %), suivi par ordre de fréquence par le cancer colorectal (9,4 %), du foie (8,3 %), de l’estomac (7,7 %) et du sein en femmes (6,9 %). Malheureusement, malgré l’amélioration continue des traitements, le pronostic des patients atteints d’un cancer du poumon reste sombre, avec un taux de survie à 5 ans d’environ 25 % pour les cancers non à petites cellules et de 7 % pour ceux à petites cellules, selon l’American Cancer Society.[2].

En France, le cancer du poumon est la première cause de décès par cancer avec 33 000 décès par an ; c’est le troisième cancer le plus fréquent avec 46 363 nouveaux cas diagnostiqués en 2018 (chez 31 231 hommes et 15 132 femmes). La fréquence de ce cancer progresse très rapidement chez les femmes en France, et 41 % d’entre eux surviennent chez des femmes de moins de 50 ans.

Selon le rapport “Global Cancer Statistics 2020”.[3] Selon l’American Cancer Society et le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), environ 28,4 millions de nouveaux cas de cancer devraient survenir dans le monde d’ici 2040, soit une augmentation de 47 % par rapport à 2020.

Le tabagisme est le principal facteur de risque du cancer du poumon

Les fumeurs sont jusqu’à 22 fois plus susceptibles de développer un cancer du poumon au cours de leur vie que les non-fumeurs[4]. Ce risque augmente beaucoup plus avec le nombre d’années de tabagisme qu’avec la quantité totale de tabac fumé. De plus, fumer quelques cigarettes par jour devient un risque non négligeable si cette consommation se prolonge dans les années. Les non-fumeurs exposés à la fumée secondaire à la maison, au travail ou dans d’autres lieux publics ont un risque élevé de développer un cancer du poumon.

Ne pas fumer, ne pas être exposé à la fumée secondaire sont les meilleurs moyens de prévenir l’apparition du cancer du poumon. Le risque de cancer du poumon diminue progressivement au fil des années après avoir cessé de fumer, il est donc souhaitable d’arrêter le plus tôt possible.

Arrêter de fumer devrait faire partie intégrante du traitement du cancer du poumon

Si arrêter de fumer le plus tôt possible reste le moyen le plus efficace pour prévenir ce cancer, cet arrêt apporte également des bénéfices pour la santé des patients même après le diagnostic de la maladie. Selon une étude italienne publiée dans le Journal of Thoracic Oncology[5]Arrêter de fumer le plus tôt possible après le diagnostic de cancer du poumon (à n’importe quel stade de la maladie) est associé à une amélioration de la survie globale d’environ 30 %, par rapport aux patients qui n’ont pas arrêté de fumer.

Mots clés : Cancer du poumon, tabagisme, sevrage tabagique, abstinence, mortalité

©Génération sans tabac

AE

[1] Comité national contre le tabagisme, Tabac : risques particuliers sur l’appareil respiratoire, consulté le 1er août 2022

[2] Société américaine du cancer. Taux de survie au cancer du poumon, mis à jour le 29 janvier 2021, consulté le 1er août 2022

[3] Sung H, Ferlay J, Siegel RL, Laversanne M, Soerjomataram I, Jemal A, Bray F. Statistiques mondiales sur le cancer 2020 : estimations GLOBOCAN de l’incidence et de la mortalité dans le monde pour 36 cancers dans 185 pays. CA Cancer J Clin. 4 février 2021.

[4] Journée mondiale contre le cancer : Renseignez-vous : le tabac et l’alcool causent le cancer, Bureau régional de l’OMS pour l’Europe, consulté le 1er août 2022

[5] Caini S, Del Riccio M, Vettori V, Scotti V, Martinoli C, Raimondi S, Cammarata G, Palli D, Banini M, Masala G, Gandini S, Arrêter de fumer au moment ou autour du diagnostic améliore la survie globale des patients atteints de cancer du poumon : a revue systématique et méta-analyse, Journal of Thoracic Oncology (2022), doi :

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