En 2021, 781 personnes ont été diagnostiquées séropositives en Belgique.
Un autotest VIH © Belga Image
Ainsi, le nombre de diagnostics de VIH a augmenté de 4,3% en 2021, après la baisse importante en 2020 – et la chute de 940 à 749 diagnostics -, fortement liée à l’impact de l’épidémie de Covid-19 et aux mesures de confinement, révèle Sciensano ce mardi. . . L’Institut de santé publique indique toutefois que la tendance générale de la dernière décennie reste à la baisse.
Au total, 48 % des nouvelles infections à VIH signalées en 2021 ont été diagnostiquées chez des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et 48 % chez des hétérosexuels. L’usage de drogues par voie intraveineuse a été signalé dans 2 % des diagnostics de VIH et la transmission périnatale dans 1 %.
Si “le nombre de nouveaux diagnostics de VIH a augmenté chez les personnes de nationalité belge, tant chez les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes que chez les hommes et les femmes hétérosexuels”, l’institut note “une diminution ou une stabilisation du nombre de diagnostics chez les non Belges”.
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En 2021, Sciensano a estimé le nombre de personnes vivant avec le VIH en Belgique à 19.177. Parmi ces personnes vivant avec le VIH, 94% ont été diagnostiquées, parmi celles-ci, 89% étaient sous traitement antirétroviral et parmi celles-ci, 97% avaient une charge virale supprimée, soit 81% de toutes les personnes vivant avec le VIH, rapporte l’institut.
“Cependant, environ une personne sur cinq vivant avec le VIH a une charge virale non supprimée et est donc à risque de transmission du VIH. Cela est principalement lié à un retard de diagnostic ou à une interruption de la ‘prise en charge médicale du VIH’, note l’Institut de santé publique. . .
Sciensano et la Plateforme Prévention SIDA insistent sur la nécessité, malgré les progrès réalisés ces dernières années, de continuer à progresser en termes de diagnostic précoce et d’utilisation efficace de l’éventail des stratégies de prévention, en rappelant que l’épidémie de VIH en Belgique n’est pas pourtant sous contrôle.
Encore un million d’euros pour atteindre les objectifs
Le gouvernement fédéral a affecté 1 million d’euros supplémentaires pour fournir un traitement préventif du VIH aux personnes vulnérables à haut risque, a déclaré mardi le ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke, à la suite des chiffres publiés par l’Institut de santé publique Sciensano, d’où il ressort que le nombre de les diagnostics ont augmenté de 4 % en 2021 après une baisse significative en 2020.
Ce budget s’inscrit dans le cadre d’un plan VIH visant à atteindre l’objectif fixé par l’ONUSIDA de mettre fin à l’épidémie d’ici 2030. Le plan a été approuvé lors d’une conférence interministérielle en octobre après consultation des acteurs impliqués dans la lutte contre le virus et des patients. Ce plan comprend une liste d’actions allant de la sensibilisation permanente à la santé sexuelle à la sensibilisation au “chemsex” (combinant sexe et consommation de drogue) au suivi de la santé sexuelle par Sciensano, le contact systématique des patients qui ne se présentent pas. pour votre rendez-vous de suivi, valorisation de l’expertise des professionnelles en soins, etc.
Parmi les nouveaux points d’action prioritaires figurent l’accessibilité et l’utilisation des traitements préventifs pour les personnes à haut risque d’infection. Des obstacles sont constatés, notamment chez les personnes sans assurance maladie. Les centres médico-sociaux des professionnel(le)s du sexe et les centres de référence VIH seront étroitement associés. Il est également prévu de prendre en charge le VIH en tenant compte du vieillissement des patients et de continuer à développer le cadre légal permettant le dépistage combiné du VIH et des maladies sexuellement transmissibles par les prestataires de soins non médicaux pour permettre aux organisations d’orienter les -atteindre les populations.
“Nous devons vraiment redoubler d’efforts pour réduire le nombre de nouvelles infections à VIH et diagnostiquer rapidement les personnes séropositives, car un diagnostic précoce permet de démarrer rapidement un traitement contre le VIH”, a expliqué le ministre.