Masques achetés par la Belgique : Le patron d’Avrox est apparu devant la salle du conseil

Laurent Hericord, le patron d’Avrox qui avait fourni 15 millions de masques buccaux à la Belgique a comparu ce lundi devant le conseil de Bruxelles. Il est notamment accusé de mensonge et d’usage de mensonge.

Par Belga Publié le 29/08/2022 à 22:34 Temps de lecture : 2 min

Laurent Hericord, patron d’Avrox, une société luxembourgeoise qui avait fourni 15 millions de masques en tissu à la Belgique au plus fort de la pandémie, a comparu lundi après-midi devant la chambre du conseil de Bruxelles après avoir été arrêté et placé sous mandat d’arrêt pour la deuxième fois, le dernière fois. la semaine Son avocat, Me Laurent Kennes, a demandé la relaxe de son client mais la décision de la chambre du conseil à cet égard n’était pas encore connue lundi soir.

Fin avril 2020, en pleine crise sanitaire, le gouvernement Wilmès avait promis un masque en tissu pour chaque Belge. Le ministère de la Défense lance alors un appel d’offres et finit par retenir deux sociétés : la société luxembourgeoise Avrox et la société gantoise Tweed & Cotton. Le premier s’était vu attribuer une livraison de 15 millions de masques, tandis que le second en fournirait trois millions.

Une première arrestation en mai 2021

Le parquet de Bruxelles avait ouvert une enquête sur ce rachat d’Avrox en juin, après que plusieurs entreprises se soient accusées d’avoir été injustement exclues de l’appel. Il y avait aussi des questions sur l’entreprise et leur expérience.

En mai 2021, dans le cadre de cette information judiciaire pour, notamment, prévention du faux, de l’usage de faux, de l’escroquerie, du blanchiment d’argent et de l’entrave à la liberté des enchères et des soumissions, des perquisitions ont été menées dans plusieurs pays européens, et deux personnes ont été privées de leur liberté. L’un d’eux était Laurent Hericord, le patron d’Avrox.

L’homme a été remis en liberté conditionnelle au bout d’un mois, mais a de nouveau été arrêté et détenu la semaine dernière pour avoir prétendument enfreint les conditions de sa libération provisoire et commis d’autres actes de contrefaçon.

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Le parquet de Bruxelles ne commente pas cette affaire, mais selon Me Kennes, M. Hericord nie qu’on puisse lui reprocher quoi que ce soit.

“Il aurait violé ses conditions en ayant des contacts avec l’un de ses amis les plus proches”, explique l’avocat, qui a demandé la liberté de son client. “En outre, d’autres parties ont soumis des documents au juge d’instruction demandant la libération de certains avoirs qui avaient été saisis. La justice soupçonne une fraude documentaire et que mon client est impliqué. Nous le contestons fortement”.

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