Si les Bleus y voient de bon augure, la première rencontre face à l’Australie ne rappelle pas de bons souvenirs aux champions du monde. Surtout Kylian Mbappé.
Il flottera comme un air de déjà-vu, mardi, lors du coup d’envoi du match France-Australie, le premier rendez-vous des Bleus en Coupe du monde au Qatar. Il y a quatre ans, les hommes de Didier Deschamps avaient déjà lancé leur aventure en Russie en affrontant les Socceroos.
Et après cette première sortie face aux Australiens, il était difficile d’imaginer que l’équipe de France deviendrait championne du monde quatre semaines plus tard. Les Blues avaient gagné de manière angoissante 2-1, avant que leur seul arrêt ne soit un but contre son camp d’un Australien au début des dix dernières minutes. Après avoir ouvert le score sur penalty juste avant l’heure de jeu, le Français en avait retiré un à peine quatre minutes plus tard en raison d’une grave erreur de manipulation de Samuel Umtiti dans la surface.
Je ne veux personne qui rit
Le débrief de la rencontre avait été salé pour les Bleus, et notamment pour Kylian Mbappé, aligné d’entrée aux côtés d’Antoine Griezmann et Ousmane Dembélé. Conséquence de son petit effort. Pour preuve, le nombre de courses à haute intensité.
« Kylian est celui qui a fait le moins : 3 %. Pourtant, la vitesse est ta qualité…”, avait lancé le coach comme le montre le documentaire Les Bleus 2018 : au coeur de l’épopée russe. Mais l’ancien milieu de terrain ne l’avait pas seulement eu après l’attaquant du PSG. “Je ne veux pas que quiconque rie”, a-t-il répondu. L’attaquant des Bleus, qui n’avait que 19 ans à l’époque, n’a pas été officialisé par cette critique. “Il a fait ce qu’un entraîneur fait quand son équipe ne fait pas ce qu’il demande et ce qu’il attend”, a-t-il commenté avant de se rattraper lors des rencontres suivantes.