Pour le moment, dans Meta, le métaverse représente beaucoup d’argent investi, mais pas encore de revenus. La nouvelle lubie de Mark Zuckerberg suscite le doute et la critique, mais la société y croit fermement et a récemment annoncé son nouveau casque de réalité virtuelle, le Meta Quest Pro. Et selon certains rapports, l’entreprise envisagerait évidemment d’utiliser toutes les données disponibles pour satisfaire son modèle économique basé sur la publicité ciblée, à commencer par l’eye tracking.
Meta a ainsi publié sa politique de confidentialité concernant le Quest Pro. Le document explique : “Nous collectons des données supplémentaires sur la façon dont vous utilisez votre casque (y compris le suivi oculaire) pour aider Meta à personnaliser vos expériences et à améliorer Meta Quest.” Si l’entreprise ne mentionne pas explicitement la publicité ciblée, les termes utilisés tels que “personnalisez vos expériences” font le plus souvent référence à Mark Zuckerberg et ses collaborateurs.
Les données de suivi oculaire pourraient être utilisées “pour comprendre si les gens interagissent avec une publicité ou non”, comme l’a expliqué le responsable des affaires mondiales de Meta, Nick Clegg, dans une interview avec le Financial Times. Combinées à des algorithmes de lecture des émotions et de l’intérêt des utilisateurs pour leur regard, ces données pourraient faire entrer la publicité ciblée dans un domaine encore jamais exploré. Mais pour exploiter ces données, il faudrait encore que Meta parvienne à créer autre chose qu’un engouement marketing pour son métaverse. Le public doit aussi être convaincu.