Mikhaïl Gorbatchev, le dernier dirigeant de l’URSS, est décédé à l’âge de 91 ans

Le dernier dirigeant de l’Union soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, en 1992. imago stock&people via www.i/imago images/Rainer Unkel via Re

DISPARITION – Plus tacticien que stratège, cet ancien apparatchik rêvait d’un socialisme à visage humain. En persistant à réformer l’Union au mépris des nations, il s’éloigne des aspirations des peuples qu’il a réveillés.

Mikhaïl Gorbatchev aura été le bon défenseur de deux mauvaises causes : « la survie du communisme et le maintien de l’Union soviétique ». Cette formule lapidaire d’un intellectuel moscovite résume toute l’histoire… Celle d’un réformateur exceptionnel, dont la faiblesse était d’être “le dernier des Soviets”. Passionnément, viscéralement.

Ce fait irréductible a si profondément façonné la vision du monde de Mikhaïl Gorbatchev qu’il l’a finalement fait tomber. Lui qui avait toujours su anticiper les réactions de ses adversaires politiques au sein du parti n’a pas vu venir le cyclone des relances nationales. Il persista à réformer l’Union au mépris des nations.

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Certains parleront de culpabilité, voire d’aveuglement politique. Mais Gorbatchev avait-il les moyens de ne pas être aveugle ? Gorbatchev pourrait-il renier Gorbatchev ? « Nous ne pouvons pas nous séparer, camarades », criait-il en décembre 1990 devant un congrès d’écrivains. C’est écrit dans nos gènes !

Mikhaïl Gorbatchev a été élu secrétaire général du Parti communiste de l’Union soviétique (PCUS) en mars 1985. -/AFP

L’homme de la perestroïka n’a jamais dit le contraire…

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