Miss Guadalupe, Indira Ampiot, sur la scène du concours, le 17 décembre 2022. GUILLAUME SOUVANT / AFP
Pour la 93e édition du concours Miss France, qui s’est déroulée ce samedi 17 décembre près de Châteauroux, Miss Guadalupe, Indira Ampiot, a succédé à Diane Leyre, lauréate de l’édition 2022.
En direct sur TF1, la finale suivie l’an dernier par 7,3 millions de téléspectateurs était placée sous le signe du cinéma, avec des tableaux inspirés des gros succès du box-office, parmi lesquels Titanic et Harry Potter se distinguent. Les quinze finalistes ont été annoncés lors d’une séquence façon Oscar.
Le jury, présidé par Francis Huster, était composé de la championne de judo Clarisse Agbegnenou, du producteur Dominique Besnehard et du chanteur Kendji Girac. Prévenue, la chanteuse et comédienne Camille Lellouche a été remplacée par la comédienne Bérengère Krief. Les finalistes ont été choisis à 50/50 par les téléspectateurs et le jury.
Un changement de certaines règles pour l’édition 2022
Jusqu’à présent, seules les femmes âgées entre 18 et 24 ans, sans enfant et mesurant au moins 1,70 mètre pouvaient prétendre au titre tant convoité de Miss France. Mais cette année, une trentaine de messes régionales, âgées de 18 à 26 ans, étudiants en médecine, tourisme ou commerce, kinésithérapeutes, maquilleurs et infirmiers ont concouru.
Si la taille minimale est maintenue, le concours a décidé cette année d’élargir ses critères de sélection : il est désormais ouvert à toutes les femmes de plus de 18 ans, sans limite d’âge, y compris les femmes mariées, avec ou sans enfants. Une règle qui s’applique même aux femmes transgenres, “à partir du moment où la candidate a un état civil féminin”, précise Alexia Laroche-Joubert, nouvelle présidente de la société Miss France.
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En juin, une candidate transgenre, l’actrice Andréa Furet (20 ans), concourait à Miss Paris, où elle était deuxième dauphine. Autre innovation : les tatouages visibles sont désormais autorisés. “Les conditions du concours qui ont changé ne sont que le reflet de la société d’aujourd’hui”, a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Cindy Fabre, Miss France 2005 et nouvelle directrice du concours. “Les filles qui ne sont pas tatouées sont rares. Il a fallu s’adapter à cela. En plus, “on peut aussi être mère et concourir. Tout est une question d’organisation”, précise Cindy Fabre. “Les parents ont aussi un rôle plus investi que avant. Nous prenons tout cela en compte.
Geneviève de Fontenay, 90 ans, l’emblématique “dame au chapeau” du concours, s’oppose à l’idée d’une mère Miss France, jugeant la maternité incompatible avec l’emploi du temps d’une reine de beauté, tout comme Sylvie Tellier, qui après dix-sept ans comme directeur général du concours, a décidé de quitter ce poste pour des “projets entrepreneuriaux”.
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L’assouplissement des critères n’a évidemment pas encore révolutionné les modes de compétition. Si deux des trente candidates présentées samedi sont tatouées (Miss Languedoc et Miss Nord – Pas-de-Calais), aucune n’est mère et les trois plus âgées n’ont que 26 ans (Miss Lorraine, Miss Nouvelle-Calédonie et Miss Picardie). ).
Pour Fabienne El-Khoury, porte-parole de l’association Osez le féminisme !, les changements de règlement « ne sont qu’une couche de peinture blanche sur un mur fleuri ». “C’est de la pure stratégie de communication. L’idée même d’organiser un concours à caractère sexiste, portant sur des aspects physiques que la plupart des Françaises ne peuvent pas réaliser, est discriminatoire, a déclaré Mme. El-Khoury. Il est temps qu’en 2022 on s’interroge sur la pertinence de maintenir cette compétition d’une autre époque. « Osez le féminisme ! a engagé une procédure devant le conseil des prud’hommes de Bobigny contre les “critères discriminatoires” du concours Miss France. La décision est prévue pour le 6 janvier.
Le monde avec l’AFP