Ce jeudi 27 octobre, Lucas L. a avoué avoir tué et enterré Justine Vayrac. Il a été accusé et arrêté pour “viol, enlèvement et meurtre”. Cependant, des zones grises persistent dans ce cas.
Cinq jours après la mort de Justine Vayrac, des mystères subsistent encore au cours de la nuit du drame. Tout d’abord, l’état dans lequel se trouvait la jeune femme lorsqu’elle a rencontré Lucas L., près de la discothèque La Charette de Brives, interroge.
Justine s’est-elle défoncée ?
Selon le témoignage de son ami Théo, la dernière personne qui a vu la victime vivante avec le suspect, dans les colonnes du Figaro, Justine se serait sentie mal vers 4 heures du matin.
“Je pense que mon champagne a un goût bizarre”, aurait-elle dit à Theo pendant la nuit. Un peu plus tard, “quand Justine a vomi, elle a répété : ‘Je suis sûre qu’on a mis quelque chose dans mon verre.'”
Comme le souligne RTL, des analyses toxicologiques ont été réalisées et doivent déterminer si la jeune femme a été droguée à son insu.
Violation consensuelle ou plainte ?
Autre point à préciser, la nature de la relation sexuelle entre Lucas L. et Justine Vayrac qui aurait précédé le meurtre. Lors d’une conférence de presse organisée ce jeudi 27 octobre, Baptiste Porcher, procureur de Llemotges, a indiqué que Lucas L. a reconnu “des rapports sexuels consentis” lors de sa garde à vue.
L’accusation du jeune homme comporte cependant la mention de “viol”. Par conséquent, la recherche devrait confirmer ce point.
Comment a-t-elle été tuée ?
Il y a aussi des zones grises ici. Selon les aveux du suspect en garde à vue, il s’agissait “d’un coup de poing qui aurait causé la mort”, a expliqué le procureur. “Il aurait alors emmené le corps dans la forêt puis serait allé chercher une machine agricole pour l’enterrer.”
Des déclarations qui contredisent les premières observations faites par les enquêteurs sur le corps de Justine. Ce dernier a pu établir qu’il avait été victime de plusieurs “coups au visage, dont au moins un avec une arme adverse”.
Le suspect n’a d’ailleurs donné aucune explication sur les circonstances qui ont motivé sa démarche vers l’acte.