Mort de Lola à Paris : le deuxième suspect mis en examen

Deux personnes ont été présentées ce lundi 17 octobre devant un juge d’instruction concernant l’enquête sur la mort de Lola, 12 ans, retrouvée vendredi dans une valise à Paris. Le principal suspect du meurtre, Dahbia B., a été inculpé et incarcéré. L’homme était accusé d’avoir reçu un cadavre.

L’enquête progresse. L’homme de 43 ans, soupçonné d’héberger et de transporter le suspect, a été inculpé par le chef de recel de cadavre, a-t-on appris de sources judiciaires, ce lundi 17 octobre au soir. Il a été placé sous contrôle judiciaire. La détention provisoire n’est pas possible en raison de la peine encourue.

En fin d’après-midi, la jeune femme de 24 ans Dahbia B., principale suspecte du meurtre de Lola, une collégienne de 12 ans dont le corps a été retrouvé vendredi dans une malle à Paris, doit être placée en garde à vue après mis en examen par un juge d’instruction pour “meurtre” et “viol aggravé”.

Dahbia B. est connue comme victime de violences conjugales en 2018. Arrivée légalement sur le territoire en 2016, la jeune femme a été interpellée à l’aéroport par la police des frontières faute de titre de séjour, a-t-on appris de source proche de la police. rechercher. .

N’ayant pas de casier judiciaire, il a été contraint de quitter le territoire français avec un délai de retour volontaire de 30 jours.

Selon des sources concordantes, lorsqu’on lui a demandé pourquoi il avait agi lors de son audition, Dahbia B. a répondu que c’était parce que la mère de Lola avait refusé de lui donner un laissez-passer vigik pour entrer dans l’immeuble. Cependant, la femme s’est ensuite rétractée et a contesté les faits.

Rumeurs non vérifiées

A l’issue du débat à huis clos, Me Alexandre Silva s’est présenté à la presse en déclarant aussitôt : “Malgré ma qualité d’avocat de la défense, je pense à la famille de la petite Lola, aux parents de la petite Lola, et moi, ils n’ont évidemment pas idée du traumatisme et de l’horreur qu’ils peuvent traverser en ce moment.”

“En ce moment, je trouve absolument inhumain de faire circuler des rumeurs qui ne sont pas vérifiées, qui ne sont pas discutées, qui n’ont jamais été traitées et, par conséquent, d’accabler (la famille de Lola) avec deux choses qui ne se sont jamais produites et qui ne sont absolument pas prévues. “, a-t-il poursuivi.

L’avocat a ainsi écarté la “rumeur” d’un meurtre qui serait lié au trafic d’organes, qui “n’a jamais fait partie des débats” et qui “n’en fera jamais partie”.

Une information judiciaire avait également été ouverte plus tôt dans la journée pour meurtre sur mineur de moins de 15 ans en relation avec un viol commis avec actes de torture et de barbarie et recel de cadavre.

Le ministère public avait demandé l’emprisonnement provisoire de la femme et d’un homme. L’audience devant le juge des libertés et de la détention (JLD), qui doit statuer sur l’affaire, devait débuter peu après 18 heures lundi soir.

Son avocat appellera la caméra pour cette audience @CNEWS

– Noémie Schulz (@noemieschulz) 17 octobre 2022

Pour rappel, Dahbia B., qui serait atteinte de troubles mentaux, a été interpellée samedi matin à Bois-Colombes (Hauts-de-Seine). Il avait été vu sur des images de caméras de surveillance du bâtiment où vivait l’école.

Le huis clos s’est vite prononcé pour la sérénité et la confidentialité des échanges.

La piste d’une dispute avec des parents étudiée

Le mobile du meurtre n’a pas encore été établi. La piste d’une dispute avec les parents de la victime fait l’objet d’une enquête.

Pour rappel, vendredi soir, peu avant minuit, dans le 19e arrondissement de Paris, la police a été informée par un sans-abri de la découverte du corps de l’adolescent dans un coffre, dans un hall d’immeuble. Elle était ligotée, ses membres attachés.

Une autopsie pratiquée samedi a déterminé que Lola était morte asphyxiée, selon une source proche de l’enquête. Les premières découvertes avaient fait état d’importantes blessures au cou.

déclarations fluctuantes

Selon un communiqué du ministère public qui relate les premières déclarations fluctuantes du suspect, il aurait conduit la victime à l’appartement de sa sœur, qui habite le même immeuble que le garçon, et l’aurait contraint à prendre un douche avant de commettre des agressions sexuelles et d’autres actes de violence à son encontre qui entraînent la mort. Il aurait ensuite caché le corps dans la boîte.

Au total, six personnes ont été interpellées dans le cadre de l’enquête de la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris. Quatre d’entre eux ont été libérés sans poursuites à ce stade.

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