Moyen-Orient : Israël aurait accepté une trêve proposée par l’Egypte dans la bande de Gaza

MISE À JOUR DE LA SITUATION – Réponse palestinienne toujours attendue. 31 Palestiniens ont été tués, dont six enfants. Cette confrontation entre le groupe du Jihad islamique et l’État hébreu est la plus grave depuis la guerre de mai 2021.

Israël a accepté une trêve proposée par l’Egypte dans la bande de Gaza, où 31 Palestiniens, dont six enfants, ont été tués, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire égyptienne, ajoutant que Le Caire attendait désormais une réponse palestinienne. “La partie israélienne a accepté la trêve”, a déclaré le responsable sous couvert d’anonymat, sans donner de détails sur le calendrier. Une source au sein du groupe palestinien a confirmé que des négociations étaient en cours.

Les affrontements entre le groupe du Jihad islamique et Israël, les pires depuis la guerre éclair de l’année dernière, se sont poursuivis dimanche.

Le Jihad islamique a déclaré avoir tiré des roquettes sur Jérusalem pour la première fois depuis le début des hostilités vendredi. Des sirènes d’alerte ont retenti dans la matinée dans la région de Jérusalem, a annoncé l’armée israélienne, tandis que des journalistes de l’AFP à Jérusalem ont entendu de brèves explosions au loin.

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La veille, des alarmes avaient retenti près de la métropole de Tel-Aviv et le Jihad islamique avait confirmé avoir tiré “un large barrage de roquettes” dans cette direction.

Ce nouvel affrontement est le pire entre l’Etat juif et des organisations armées à Gaza depuis la guerre de mai 2021 qui a fait 260 morts en onze jours côté palestinien, dont des combattants, et 14 morts en Israël, dont un militaire selon les locaux. les autorités

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Coups et arrestations

Selon le ministère de la Santé à Gaza, 29 personnes, dont six enfants, ont été tuées et 253 blessées depuis vendredi dans l’enclave sous blocus israélien. Les autorités israéliennes contredisent cette évaluation et affirment que des enfants palestiniens ont été tués samedi par une attaque à la roquette ratée du Jihad islamique contre Israël.

L’Etat hébreu, qui dit avoir lancé une “frappe préventive” contre le Jihad islamique, a affirmé avoir tué des combattants et “neutralisé” les dirigeants de l’organisation, considérée comme une organisation terroriste par Israël, les Etats-Unis et “l’Union européenne”. . .

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Parmi les combattants tués figure Tayssir Al-Jabari, mais aussi Khaled Mansour, dont le Jihad islamique a confirmé samedi la mort lors d’une frappe à Rafah (sud). Au total, il a tué huit personnes, selon le ministère de l’Intérieur de Gaza.

L’armée israélienne se prépare à “une semaine” de raids sur le territoire de 2,3 millions d’habitants, a-t-il dit, tandis que le Jihad islamique a assuré samedi que “la bataille ne faisait que commencer”.

C’est l’arrestation d’un chef du Jihad islamique en Cisjordanie lundi dernier qui a déclenché ce nouveau cycle de violence. Craignant des représailles, les autorités israéliennes ont déclaré lancer une opération à Gaza, un micro-territoire dirigé par le mouvement islamiste Hamas et où le Jihad islamique est bien implanté.

Samedi et dimanche, les forces de sécurité israéliennes ont également arrêté une quarantaine de membres du Jihad islamique en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par l’Etat hébreu depuis 1967.

coupures de courant

L’Egypte, intermédiaire historique entre Israël et les groupes armés de Gaza, tente de servir de médiateur entre les parties. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi a déclaré samedi qu’il travaillait “sans relâche” pour rétablir le calme, mais sur le terrain les échanges de tirs se sont poursuivis jusqu’aux premières heures de dimanche, selon des journalistes de l’AFP à Gaza.

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Les hostilités ont déjà privé Gaza de sa seule centrale électrique, une petite bande de terre prise en sandwich entre l’Égypte, la Méditerranée et Israël. Celui-ci a cessé de fonctionner en raison de pénuries de carburant, car l’État juif a fermé les points de passage frontaliers avec Gaza ces derniers jours, coupant ainsi les livraisons de diesel.

Les coupures de courant, déjà courantes dans l’enclave, se sont multipliées depuis, avait alors constaté un journaliste de l’AFP. Depuis 2007, Israël impose un blocus strict à Gaza, un micro-territoire en proie à la pauvreté et au chômage.

En 2019, la mort d’un commandant du Jihad islamique dans une opération israélienne a entraîné plusieurs jours d’échanges de tirs meurtriers entre le groupe armé et Israël. Le Hamas, qui a combattu l’État juif dans plusieurs guerres depuis sa prise de pouvoir en 2007, avait gardé ses distances avec les affrontements.

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