Remco Evenepoel va gagner la Vuelta : “J’ai fait beaucoup de sacrifices pour ça”

“J’aime aller en Espagne parce que je n’ai pas trop de mal là-bas…” Remco Evenepoel était dans l’ambiance des grands jours ce samedi soir au sommet de Port de Navacerrada. Forcément, quelques heures plus tôt, il venait de franchir la ligne d’arrivée de l’avant-dernière étape de cette Vuelta, à deux secondes d’Enric Mas, son plus proche rival au général (2h05). Lors de la dernière journée de montagne de ce Tour d’Espagne, le prodige brabançon est donc resté inébranlable. La chemise rouge n’a même pas vacillé. Tout au plus devait-il réagir lorsque son concurrent espagnol l’attaquait. Juste une fois.

“Je savais que j’allais attaquer là car c’était la partie la plus raide de l’avant-dernière passe. Je me doutais que je ne pouvais pas continuer à attaquer sans m’arrêter ou risquer d’être contré. Je pense que j’étais aussi content des points (Sd. de la formulation : deuxième place). en général) et je pense que c’est pour ça qu’il ne m’a plus attaqué.”

Enric Mas n’avait sûrement pas les jambes pour décoller notre compatriote. D’un autre côté, Remco Evenepoel en avait de bons mais l’important pour lui était un autre endroit, bien sûr.

Ce dimanche à Madrid, il sera le premier Belge à remporter un grand tour depuis Johan De Muynck (Giro 1978). “J’étais plus calme pendant la course que le matin. J’ai ressenti beaucoup de nervosité en me levant. Les minutes ont passé. Quand on est arrivé à un kilomètre de l’arrivée, je me suis dit que j’étais là, que j’allais gagner la Vuelta. Puis l’émotion a pris le dessus sur moi. Je n’avais plus la tête à sprinter.”

Il a franchi la ligne, s’est effondré dans les bras de son entraîneur et de ses parents. Avant de verser de chaudes larmes. “J’ai fait beaucoup de sacrifices pour cela et mes coéquipiers aussi. Ils se sont investis corps et âme pour moi. Cette victoire est aussi la leur.”

Ce samedi soir, il rencontrera sa compagne, Oumi, et dimanche, il sera sur un petit nuage lorsqu’il franchira la dernière étape dans les rues de Madrid. Mais, confie-t-il, lorsqu’il montera dans l’avion pour l’Australie lundi, il n’aura aucun mal à tourner la molette et à se projeter vers son prochain objectif : le contre-la-montre mondial du dimanche 18 septembre. “Je suis en grande forme et je veux l’utiliser pour obtenir un résultat en Australie.” Mais là, dans un premier temps, il goûtera son triomphe. “C’est la meilleure victoire de ma carrière.” Chapeau!

Le classement complet de la Vuelta :

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