Des émeutes ont éclaté dans la nuit de jeudi à vendredi 30 septembre, dans le centre-ville de Rennes, à la suite d’une manifestation de militants d’extrême gauche. La police a été visée par des tirs de projectiles et des feux d’artifice.
Un après-midi intense à Rennes. Un rassemblement de militants d’extrême gauche s’est transformé en émeute dans la nuit de jeudi à vendredi 30 septembre.
Des manifestants s’étaient rassemblés dans la soirée sur la place Saint-Anne dans le centre-ville en réponse à un appel lancé cette semaine sur les réseaux sociaux par un groupe d’ultra-gauche.
Si au début l’ambiance était festive, le rassemblement a rapidement dégénéré, confie un témoin. « Il y avait de la musique, et même quelqu’un qui avait un amplificateur (amplificateur de son, ndlr) sur la tête. C’était plutôt festif, avec des gens qui rigolaient”, explique Lenny.
Les militants ont alors allumé un immense feu, n’hésitant pas à l’attiser avec du mobilier urbain, des chaises et des cartons. Plusieurs individus ont été vus vêtus de noir et tenant des parapluies.
Tir de mortier dirigé contre la police
La police est alors intervenue, utilisant des grenades lacrymogènes pour disperser la foule.
C’est là que plusieurs manifestants ont réagi en lançant des mortiers pyrotechniques sur les forces de l’ordre mobilisées.
“On a entendu deux grosses explosions, on a pensé à des coups de feu et ça nous a fait peur. On croit aux feux d’artifice, mais on a vu dans les médias que c’était des tirs de mortier contre la police”, poursuit Lenny, témoin de la scène.
Les manifestants ont pu se disperser vers une heure du matin, après avoir allumé un second feu, sur la place de la Mairie.