US OPEN – huitièmes de finale – Nick Kyrgios élimine Daniil Medvedev

Mais qui arrêtera Nick Kyrgios ? Au terme d’un match de haute volée (dans tous les sens du terme), essoufflé au début puis devenu one-man-show à la fin, l’Australien a remporté le huitième de finale face à Daniil Medvedev 6.-7 ( 11), 3-6, 6-3, 6-2 à 2 h 53 du dimanche au lundi soir au stade Arthur-Ashe. La voici en quart de finale de l’US Open pour la première fois de sa carrière, étape où elle rencontrera une autre Russe, Karen Khachanov, vainqueur pour sa part en cinq sets de Pablo Carreño Busta.

Le duel entre le champion en titre et le finaliste du dernier Wimbledon a tenu toutes ses promesses, notamment lors d’un 1er set épique et magnifique qui a sans doute pesé lourd sur l’issue du match. Kyrgios, qui avait immédiatement obtenu un break à 3-2, a fini par l’emporter après un tie-break haletant au cours duquel il a sauvé trois balles de set, 6-5, 6-7 et 8-7.

US Open

Medvedev – Kyrgios, un affrontement digne d’une finale

IL Y A UN JOUR

Ces sept points, ce n’est pas Medvedev qui les a perdus. Mais c’est bien Kyrgios qui les a sauvés, respectivement avec un service gagnant, un revers gagnant et une volée de revers qui a mordu la ligne de quelques millimètres. On ne le dira jamais assez : qu’est-ce que le tennis…

Avec un peu de chance donc, mais surtout beaucoup de talent et de grâce, l’Australien a finalement atteint ce capital du tie-break (13 points à 11) après avoir lui-même encaissé les trois premiers points sur sept, avant de faire la différence grâce à un revers monumental. drop suivi d’un coup droit “chip & charge” qui a poussé Medvedev hors de son chemin.

Ensuite, nous avions joué pendant près d’une heure, avec une intensité assez fascinante, et si l’on dit que ce 1er set a été crucial, c’est parce que Nick, derrière, a subi un véritable coup de bambou, tant au niveau physique que mental. Cela lui a coûté un set, dans le 2e, et c’était mieux pour lui d’être devant à ce moment-là du match. Car Medvedev, de son côté, semblait avoir du temps pour lui.

Mais après s’être pour ainsi dire « reposé » lors de ce 2e set, Nick Kyrgios a mis les gaz pour la 3e manche. Et là, il s’est mis à (re)faire très mal en allant – encore dans le filet – un break important dans le quatrième jeu (1-3). Un break qui a mis Medvedev dans les cordes, qui menait tranquillement 40-0 dans ce match avant de connaître, peut-être, une sortie un peu coupable.

47 buts pour Kyrgios !

A partir de là, le parti avait définitivement choisi son camp. Aidé par un service de plus en plus “maousse” au fil des matchs, au diapason de sa confiance, Kyrgios a commencé à déployer un tennis offensif à l’extrême (47 montées au total !), dans la lignée des grands serveurs de volley australiens d’autrefois. Mais c’est avec un amortisseur qu’il conclut ce 3ème set, une autre arme qu’on le voit utiliser assez souvent pour faire dérailler la belle mécanique russe, désormais un peu perdue au sol.

Bis répété dans le 4ème set avec un break dans la poche dès le troisième jeu, un as sur le tee pour sauver sereinement une balle de break, et une fin de partie en roue libre avec un double break pour aller de l’avant 4-1 grâce à une accélération juste pour décorer un buffle. Ne jetez plus : Que Kyrgios là-bas était injouable, et il le restera jusqu’à la fin pour remporter sa deuxième victoire en Grand Chelem contre un n°1 mondial, après un succès contre Rafael Nadal à Wimbledon en 2014, à 19 ans.

Le tout réalisé sans “Kyrgioserie” ou si peu, ne serait-ce qu’un avertissement reçu pour obscénité, un service “tweener” raté et surtout cet étrange point perdu à vouloir reprendre de volée, dans le camp de Medvedev, un ballon qui est sorti, rater l’occasion de s’offrir un point de rupture. Aucune conséquence, donc.

Cet homme est fou : comment Kyrgios a perdu un point… qu’il a gagné

Non, dans l’ensemble, ce Nick Kyrgios était assez monumental, et le voici désormais comme un favori pour rencontrer Karen Khachanov en quart de finale. Quant à Daniil Medvedev, il aura non seulement perdu face à l’Australien pour la deuxième fois consécutive (après Montréal début août), mais surtout son titre et, désormais officiellement, sa place de n°1 mondial. Il y a des nuits comme ça…

US Open

Loin de chez lui, Kyrgios a le cafard : “J’essaie de ne pas trop y penser, mais ça me rend triste”

IL Y A UN JOUR

US Open

Pas d’amitié mais “beaucoup de respect”: Medvedev-Kyrgios, “ce sera une bataille amusante”

Hier à 09:49

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *