Variole du singe : vaccination prolongée à partir de la semaine prochaine

L’épidémie de monkeypox est en recul en Belgique et dans le monde. Mais ce ralentissement ne doit pas cacher des mesures préventives, notamment la vaccination. Encore faut-il que les doses soient disponibles… Pour éviter les pénuries, la Belgique s’adapte, grâce à un prêt des Pays-Bas et à une modification du mode d’injection.

Journaliste au service de la société Par Anne-Sophie Leurquin Publié le 09/01/2022 à 18:42 Temps de lecture : 3 min

Alors que la Belgique a enregistré le premier décès d’un patient souffrant d’autres problèmes de santé antérieurs, l’épidémie de monkeypox connaît une légère baisse : le nombre hebdomadaire de cas est tombé à 36, alors que la semaine précédente il était de 47. Dans le monde, plus de 50 000 cas ont été détecté depuis le début d’une épidémie en mai, qui montre également des signes de ralentissement. Une diminution probablement due en grande partie au fait que les groupes à risque sont mieux informés sur la prévention et les mesures à prendre en cas de contamination.

Pour enrayer la circulation du virus, l’Organisation mondiale de la santé recommande de maintenir les mesures de surveillance, de vaccination ciblée et d’identification des cas contacts, mais aussi l’engagement envers les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, recommandant notamment de limiter le nombre de partenaires sexuels. En effet, l’épidémie touche majoritairement les hommes multipartenaires, identifiés comme des comportements à risque.

Dans l’état actuel des connaissances, la maladie qui se manifeste par des épisodes fébriles et des éruptions cutanées n’est pas considérée comme une infection sexuellement transmissible. Le contact direct peau à peau, mais aussi les draps ou les vêtements infectés sont des vecteurs de transmission.

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Une injection intradermique pour continuer à vacciner

Pour faire face aux difficultés d’approvisionnement en vaccins antivarioliques développés par le laboratoire danois Bavarian Nordic (qui en produit 30 millions par an) et en attendant les 30.000 doses qu’il a commandées, la Belgique est contrainte de s’adapter. Ainsi, la vaccination préventive sera prolongée à partir de la semaine prochaine, entre autres grâce au feu vert que l’Agence européenne des médicaments a donné à la vaccination intradermique (au lieu d’intramusculaire). Cette méthode d’injection ne permet d’utiliser qu’un cinquième de la dose, mais nécessite une deuxième injection quelques semaines plus tard.

Avec cette adaptation du mode de vaccination (la semaine prochaine dans les douze centres de référence et la semaine suivante partout) et grâce à un prêt de 1 500 vaccins supplémentaires des Pays-Bas, nous pourrons vacciner un peu plus largement. . Sur les (misérables) 3 220 doses actuellement disponibles, 1 565 au total ont déjà été administrées et 150 autres sont prévues. Au total, en attendant la livraison des 30 000 doses prévues cet automne, 6 000 personnes supplémentaires pourront se faire vacciner dans les prochaines semaines.


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Plus de personnes peuvent être vaccinées

Concrètement, les hommes ayant eu des rapports sexuels avec des hommes ne devront plus démontrer deux, mais une seule maladie sexuellement transmissible (IST) dans l’année précédente pour faire partie du groupe cible éligible à la vaccination préventive. Peu importe qu’ils soient ou non séropositifs ou sous traitement préventif. Les groupes cibles sont les femmes porteuses du virus du SIDA ou suivant une thérapie pré-exposition (Prep) pour éviter l’infection par le VIH. Le ministère de la santé invite les patients concernés à contacter leur médecin généraliste qui les orientera vers l’un des centres de référence ou l’un des principaux centres de vaccination.

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