Les troupes ukrainiennes ont repris dimanche la ville de Lyman, nœud stratégique de la région de Donetsk. Pour le secrétaire général de l’OTAN, cela montre que les Ukrainiens « sont capables de repousser les troupes russes ».
En reprenant Lyman, les troupes ukrainiennes poursuivent la contre-offensive, lancée il y a un mois, qui leur a permis de récupérer, selon le président ukrainien, plus de 6 000 km2 de territoire. Notamment en direction de Kharkiv avec la ville d’Izioum comme captage important, où les équipes sont désormais chargées de « tout nettoyer » et de déminer. -Reuter. En charge de V.La. (avec AFP) Publié le 10/02/2022 à 21:04 Temps de lecture : 4 min
Cette semaine, de nouveaux drapeaux ukrainiens flotteront sur le Donbass. Dans une vidéo diffusée samedi soir sur les réseaux sociaux, Volodymyr Zelensky a anticipé une percée majeure sur le terrain en quelques heures, la reprise de Lyman. Dimanche à midi, nouveau message : « La ville est complètement libérée de l’armée russe. Un revers majeur pour Vladimir Poutine, 48 heures seulement après la prétendue annexion des territoires ukrainiens.
Sur le plan stratégique, la perte de Lyman, dans la région annexée de Donetsk, est un revers majeur pour la Russie, incapable à ce moment de contrôler tous les territoires qu’elle occupe en Ukraine. Dans une interview accordée à NBC, Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’Otan, a insisté : « Le barrage de Lyman montre que les Ukrainiens progressent, qu’ils sont capables de repousser les troupes russes. Grâce à leur courage, leur force, mais aussi grâce aux armes fournies par les États-Unis et les autres pays de l’OTAN. »
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Selon le journal Le Monde, la France s’apprête à livrer une nouvelle série de pistolets Caesar à l’Ukraine. L’Allemagne, le Danemark et la Norvège ont annoncé dimanche qu’ils fourniraient seize canons d’artillerie blindés à partir de l’année prochaine à Kyiv, qui cherche à renforcer son arsenal militaire lourd pour repousser la Russie. Cette annonce fait suite à un voyage en Ukraine ce week-end de la ministre allemande de la Défense Christine Lambrecht, une première depuis le début de l’invasion russe le 24 février. Kyiv a exigé davantage, en particulier des chars Leopard allemands, que le gouvernement du chancelier Olaf Scholz a refusé de livrer. En effet, ce dernier a déclaré que cette décision ne relevait pas de sa seule responsabilité et qu’elle devait d’abord être discutée avec ses alliés occidentaux.
Une retraite russe vers le sud ?
Selon des experts de l’Institut pour l’étude de la guerre, les Russes en difficulté essaient désormais de défendre en priorité les territoires qu’ils occupent dans le sud de l’Ukraine. “Vladimir Poutine essaie de préserver ses positions stratégiques dans le sud, à Kherson ou Zaporijia, plutôt qu’à Lougansk. La vérité est que la perte de Lyman, un nœud ferroviaire important qui permettait le ravitaillement en soldats, représente un sérieux problème pour les forces russes, sur la défensive et obligées d’établir une nouvelle ligne de front.
En reprenant Lyman, les troupes ukrainiennes poursuivent la contre-offensive, lancée il y a un mois, qui leur a permis de récupérer, selon le président ukrainien, plus de 6 000 km2 de territoire. Particulièrement en direction de Kharkiv avec la ville d’Izioum comme prise principale. Dans cette ville dévastée, les démineurs s’affairent. Dépistage des mines et autres engins explosifs, petits et mortels, cachés par les forces russes.
A Izioum, les démineurs s’affairent
Un journaliste de l’Agence France-Presse a suivi des équipes essayant de “tout nettoyer en hiver” afin que les services essentiels tels que l’électricité puissent être réparés. “Mais personne ne sait combien de temps cela prendra. Malgré l’aide des organisations internationales, nous n’avons même pas fini de découvrir les mines abandonnées depuis le début de la première phase du conflit en 2014”, explique Vassyl Melnyk, chef de l’opération.
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Depuis la libération d’Izioum, ses équipes ont parcouru, dit-il, environ 100 hectares dans le district et découvert plus de 5 000 mines autour de positions précédemment détenues par les Russes. Les démineurs ont trouvé des mines antichars, des mines antipersonnel et des obus d’artillerie, ainsi que des mines PFM-1, dites mines “papillon”, particulièrement destructrices et interdites par un traité international auquel la Russie n’est pas partie. Ces petites mines vertes avec des ailes, connues en Ukraine sous le nom de “pétales”, sont, insiste Vassyl Melnyk, d’autant plus dangereuses “qu’elles peuvent être ramassées par des enfants”.