Peuple et royauté
Stromae est présenté dans le numéro de septembre du magazine Hype de GQ US. Et, comme à son habitude, l’artiste a décidé de complètement casser les codes.
Un coup qui lance
Le chanteur belge était déjà connu pour brouiller les frontières du genre et inventer un style à son image. Cette fois, le maître va encore plus loin en proposant un shooting selon ses propres règles. Dans le programme? Cheveux longs lâches, pétales de fleurs et poses lubriques en noir et blanc dans des tenues masculines-féminines.
Pour une interview intime sur sa vie
Celui qui aime “incarner des personnages” plutôt que faire des chansons “journal” sur sa vie se confie dans une interview intimiste à GQ. Les journalistes du célèbre magazine l’ont rencontré à Bruxelles, dans les locaux cosy de son label, et ils semblent désarmés par l’honnêteté désarmante du chanteur. Ce dernier est particulièrement confiant dans la production de son dernier album Multitude, voire dans son burn-out.
“Je viens d’une culture européenne qui veut que la création passe nécessairement par la souffrance”, dit-il. “Cependant, je voudrais montrer qu’il est possible de composer autrement. En enregistrant Multitude, j’ai certes réussi à créer dans les heures de bureau ultra-cadrées de 9h-17h afin d’accommoder mon fils, mais j’ai toujours du mal à me pousser vers plus léger, purement festif, comme “Celebration” de Kool et le gang. À la maison, il y a souvent un courant sous-jacent de tristesse. »
Nuancé et honnête, ce mélancolique profond dit qu’il n’est “pas un grand fan des films de Jim Carrey” et préfère The Truman Show à The Mask. Tout est dit.